C’est la rentrée ministérielle, l’occasion pour Agnès Buzyn de présenter les dossiers santé qu’elle aura à traiter. Grève des urgences, Pma pour toutes, plan pour les Ehpad, sans oublier le futur projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2020 (Plfss), voilà quelques-uns des thèmes de travail que la ministre a évoqué sur la chaîne Bfmtv. Le dernier trimestre 2019 devrait être chargé. On décrypte pour vous.

Les urgences sous tension

La grève qui s’éternise aux urgences est le premier dossier auquel la ministre de la Santé devrait s’atteler. Et même si Agnès Buzyn rappelle que 28 des services concernés ont signé un arrêt de la grève, car des solutions ont été trouvées, du côté du collectif Inter urgences, on annonce le chiffre de 218 services d’urgences qui sont encore mobilisés. Dont celles de la Timone (Assistance publique–Hôpitaux de Marseille), qui viennent d’entrer dans le mouvement.

Les 70 millions d’euros mis sur la table par le ministère de la Santé en juin dernier ne suffisent pas à calmer la colère des urgentistes. Le collectif réclame la création de 10 000 postes et une augmentation mensuelle de 300 euros pour tous les soignants.

De son côté, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) exige une revalorisation de l’indemnité de garde.

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale

La première mouture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2020 sera présentée le 15 septembre. Congé parental, indemnités journalières, allocations familiales pour les familles aisées… les grands dossiers seront examinés. Sont déjà sur les rails : un meilleur recouvrement des pensions alimentaires pour les familles monoparentales, la mise en place d’un congé rémunéré pour les proches aidants, et de l’argent pour les Ehpad.

Pma pour toutes bientôt

La procréation médicalement assistée (Pma) pour toutes les femmes qui fait partie du projet de loi bioéthique, sera examinée à l’Assemblée nationale en septembre. La commission spéciale doit entamer ses auditions lundi 26 août. La Pma sera remboursée par la Sécurité sociale, jusqu’à l’âge de 43 ans, s’est engagée la ministre.