Dans l’Ain, les parents du petit Louis, né sans doigts à la main droite, ont porté plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En effet, ils ne se satisfont pas des conclusions du rapport du comité d’experts scientifiques, désigné par la Direction générale de la santé. Ce comité avait conclu que les cas d’agénésies transverses des membres supérieurs (Atms) étaient dus au hasard.

L’affaire des bébés sans bras continue de faire parler d’elle. Dans l’Ain, les parents du petit Louis, né sans doigts à la main droite, ont porté plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Une première. Pour la famille, les conclusions du rapport du comité d’experts scientifiques, désigné par la Direction générale de la santé, ne sont pas satisfaisantes. En effet, les experts avaient démontré que les cas d’agénésies transverses des membres supérieurs (Atms) observés dans l’Ain, étaient dus au hasard.

La demande des parents

Les parents du petit Louis et les autres familles s’interrogent sur l’indépendance des études scientifiques menées jusqu’alors. Le fait d’ouvrir une information judiciaire leur permettra d’avoir accès au dossier et de lire les conclusions. Les familles veulent comprendre le rôle de la pollution des nappes phréatique, les problèmes sur le réseau d’assainissement ou la distribution de l’eau… « Nous travaillons à la manifestation de la vérité. Nous sommes dans une logique constructive, pas une logique de contentieux », explique l’avocat.

Emmanuelle Amar, la directrice générale du registre des malformations de Rhône-Alpes, qui avait lancé l’alerte, explique sur France Info que « la plainte contre X déposée par les parents pourrait relancer les investigations dans l’Ain ».

Dans le Morbihan, autre département concerné, le comité d’experts a en revanche confirmé l’existence d’un cas groupé d’agénésies transverses des membres supérieurs, à Guidel, où trois enfants étaient concernés.