Le 14 mai, c’est la Journée européenne de l’Avc, l’occasion de dépister la fibrillation atriale, principal facteur de risque de l’Avc.

Essoufflement, fatigue, palpitations… Ces symptômes ne sont pas à prendre à la légère et peuvent être les signes d’une fibrillation atriale (FA), un trouble du rythme cardiaque. Cette maladie touche 1 % de la population française, notamment les plus de 65 ans, et représente un facteur de risque majeur de l’accident vasculaire cérébral (Avc). De plus, la FA est une maladie silencieuse : 1 personne sur 3 ne présente aucun symptôme. 

Soudain, imprévisible, l’accident vasculaire cérébral (Avc) frappe, chaque année, environ 130 000 patients français, soit une personne toutes les quatre minutes. Pour prévenir les risques de survenue d’un Avc, il faut agir sur les facteurs de risque, dont la fibrillation atriale. En effet, « les personnes souffrant d’une FA ont 5 fois plus de risque de faire un Avc », affirme le Dr François Liard, médecin généraliste. Les Avc qui surviennent et qui sont liés à une FA sont graves. En effet, la mortalité à 30 jours est de 30 % et la mortalité à 1 an est de 50 %. D’où l’importance de la dépister et de la traiter.

A l’occasion de la Journée européenne de l’Avc, le 14 mai, la Fédération nationale France Avc et la Fondation Cœur et Artères – invitent les Français à prendre leur pouls, moyen simple et efficace de détecter une éventuelle fibrillation atriale, à travers leur nouvelle campagne « La prise de pouls : un geste simple qui peut sauver la vie ». 

Cette campagne se décline sous la forme d’une affiche chez les professionnels de santé, de deux plaquettes informatives téléchargeables sur les sites www.avcvitele15.com et www.faattention.com et d’une vidéo pédagogique sur la FA diffusée sur ces mêmes sites

Pour bien prendre son pouls : « Il suffit d’appliquer l’index et le majeur sur l’artère radiale – au niveau du poignet – ou sur la carotide – au niveau du cou – , le patient perçoit son pouls et le mesure avec la trotteuse de sa montre ou un chronomètre. La première chose est de déterminer le rythme, à savoir s’il est régulier ou non. Une irrégularité du rythme peut être parfaitement bénigne, mais peut aussi être le signe d’une fibrillation atriale. Enfin, la fréquence ne doit pas descendre en dessous de 40 pulsations par minute, ni aller au-delà de 120 pulsations par minute. Au-dessus de 120, il peut s’agir d’une fibrillation atriale, la personne doit alors consulter son médecin », insiste le Dr François Liard.