Le taux d’incidence du Covid-19 dépasse le seuil d’alerte dans de nombreux départements français (Ardèche, Haute-Corse…), où il franchit les 250 cas pour 100 000 habitants. Alors que nos voisins européens, comme l’Autriche et la Belgique, ont pris des mesures drastiques pour enrayer cette cinquième vague, qu’en est-il en France ?

Selon Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, qui s’exprimait sur France-Inter, « la baisse des températures, le relâchement des gestes barrières, l’atténuation des effets du vaccin au fil des mois, expliquent l’arrivée en France de cette cinquième vague ». Résultat : on compte 8 338 personnes hospitalisées et 1 353 patients en réanimation à ce jour. C’est 14 % de plus que la semaine dernière pour la réanimation, mais beaucoup moins que lors des pics précédents.

Mais la bonne nouvelle est que nous serions mieux préparés à cette cinquième vague grâce à la vaccination qui continue de progresser (nous avons un des meilleurs taux en Europe). 126 000 doses de rappel de vaccin sont réalisées chaque jour.

La pandémie a fait plus de 5,4 millions de morts dans le monde.

OMS

La troisième dose

Outre les gestes barrières qu’il faut continuer à respecter, il s’agit pour les autorités sanitaires de généraliser la troisième dose. Les plus de 65 ans et les malades chroniques sont invités à effectuer leur rappel.

A partir du 15 décembre prochain, cette tranche d’âge devra, en effet, justifier d’une troisième dose pour prolonger la validité de son pass sanitaire.

Actuellement, 5,2 millions de personnes ont déjà reçu une dose de rappel.

Haute autorité de santé (HAS)

Dès le 1er décembre, les personnes de 50 à 64 ans seront éligibles. De son côté, la Haute Autorité de santé (HAS) demande d’abaisser le seuil à 40 ans et le scénario d’une généralisation à tous les majeurs est sur la table.

L’ensemble des mesures sera examiné lors d’un conseil de défense sanitaire qui se tiendra ce mercredi 24 novembre.