La dégénérescence maculaire liée à l’âge (Dmla), se caractérise par des déformations visuelles qui peuvent aboutir à l’apparition d’une tache noire au centre de la vision. Elle peut affecter la vue des patients après 50 ans. Dès l’apparition des symptômes, il est conseillé de consulter, même en période d’épidémie.

Durant le premier confinement, les ophtalmologistes s’était déjà inquiétés de la baisse significative du nombre de consultations. Conséquence ? Un retard de traitement pour les patients, d’après une étude publiée en mars 2021, entraînant une progression de la DMLA et une déficience visuelle chez les patients.

La DMLA est la première cause de handicap chez les plus de 50 ans.

Inserm.

Si vous souffrez de déformations visuelles ou si vous voyez apparaître une tache noire lorsque vous fixez votre regard, il s’agit peut-être de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (Dmla). Dans ce cas, n’attendez pas pour consulter un ophtalmologiste : des traitements existent, mais il faut agir vite.

25 à 30% des plus de 75 ans sont concernés par la DMLA.

Inserm.

La Dmla, un handicap au quotidien

La baisse des capacités visuelles a un impact non négligeable sur la qualité de vie des patients atteints de Dmla. Durant Les Journées de la Dmla qui ont eu lieu du 22 au 26 novembre, le grand public peut prendre rendez-vous chez les ophtalmologistes (libéraux et hospitaliers) participant à l’opération pour bénéficier d’un dépistage. Ces derniers effectueront un examen du fond d’œil, qui permettra de repérer les individus qui souffrent déjà d’une Dmla sans le savoir, ou dont le risque de développer la maladie, est élevé. Les professionnels pourront leur proposer au plus tôt un traitement et/ou des mesures préventives ainsi qu’un programme de surveillance adapté. Il s’agit d’éviter, dans la mesure du possible, la dégradation visuelle et les complications.

A qui s’adresse le dépistage ?

Le dépistage s’adresse en particulier à toute personne de 55 ans ou plus non suivie ou n’ayant pas bénéficié d’un examen depuis plus d’une année. Si vous fumez ou si vous avez des antécédents familiaux de Dmla, si vous êtes diabétique (type 1 ou 2). Le dépistage concerne tous les patients diabétiques n’ayant pas eu un suivi ophtalmologique depuis plus d’un an. 

Si les examens de dépistage révèlent des signes de Dmla, de maculopathie diabétique ou d’une autre maladie de la macula (occlusion veineuse rétinienne ou autre), un bilan plus approfondi sera programmé.

Fond d’oeil montrant une dégénérescence maculaire liée à l’âge atrophique. Inserm.

Chaque personne dépistée recevra des informations sur la pathologie concernée, et des conseils personnalisés et pourra poser des questions.

Le test de la grille d’Amsler permet de détecter une DMLA. En tenant la grille d’Amsler au niveau de son œil, à une distance de lecture confortable, et en fixant le point central, les patients atteints voient des lignes déformées, interrompues ou brisées, parfois des zones floues ou aveugles. Il est dans ce cas urgent de contacter son médecin.

Des traitements existent

L’arrivée en 2007 des anti-Vegf a permis une amélioration de la forme humide de la Dmla. Jusqu’alors, les patients voyaient leur vision se détériorer en quelques semaines jusqu’à la perte de la vision centrale et le stade de cécité. Ces nouvelles molécules ont fait passer cette maladie du stade de « maladie incurable à maladie chronique », en stabilisant, voire en arrêtant la progression de la Dmla humide. Ces traitements consistent en des injections dans l’œil, et sont prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale.

Service appel gratuit : 0 800 002 426

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