A la veille d’une nouvelle année, Argentine Paoli, présidente de la Mutuelle de la Corse, dresse le bilan de douze mois ô combien singuliers.

2020, année noire ?

Oui, si l’on considère le décès prématuré de notre président François Vincensini, auquel j’ai succédé en mars, et l’apparition du coronavirus. Non, si l’on mesure notre faculté d’adaptation et notre capacité à ­élaborer, face à la Covid, un véritable plan de continuité des services, tout en garantissant la sécurité de nos salariés et de nos adhérents (voir encadré ci-dessous). Pour nos bénéficiaires en diffi­culté, notre commission d’aide et de secours a doublé son budget.

Comment voyez-vous l’avenir ?

La santé financière de notre mutuelle nous permet d’être assez sereins, malgré le contexte sanitaire et économique, les réformes et autres nouvelles taxes. Le conseil d’adminis­tration s’est prononcé pour une augmentation des cotisations qui ne dépassera pas 1 % en moyenne et nous permettra de faire face à nos charges, tout en continuant d’améliorer le service rendu aux adhérents.

Que ressort-il de l’enquête de satisfaction ?

Sur les 1 762 réponses obtenues, 94 % expriment un attachement très fort à l’identité corse et aux valeurs de la mutuelle, saluant ses services : tiers payant, rapidité des remboursements, disponibilité et « très bon relationnel des conseillers », proximité, bon rapport entre qualité des prestations et montant des cotisations. Enfin, on note un intérêt marqué pour nos solutions de prévoyance. Notre plan stratégique, à valider début 2021, tiendra compte, entre autres, de ces conclusions.

Vous mettez volontiers l’accent sur les femmes et les hommes qui font la mutuelle…

Oui, car nous avons la chance d’avoir ce personnel et cette direction. Une équipe investie qui voit ce qui se passe autour d’elle, s’est constitué un réseau, cultive de solides partenariats, développe et affine ses compétences. C’est là l’un des meilleurs gages d’avenir qui soit.