Jean-Claude Eyraud succède à Gérard Benoit et devient le nouveau président de la Mutuelle de France Alpes du Sud.  

Entré en 1978 comme employé au guichet à la Mutualité des travailleurs à Sisteron, Gérard Benoit en devient rapidement le directeur. Il le reste lorsque, devenues Mutuelles de France en 1985, les Mutuelles des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes fusion-nent pour devenir les Mutuelles de France 04-05 puis Mutuelle de France Alpes du Sud. Président en 2014, il en fait un ensemble qui pèse de plus en plus lourd dans le sérail mutualiste alpin, avec aujourd’hui 5 agences et 19 salariés qui protègent 15 000 personnes et 200 entreprises. En parallèle, il développe le réseau de réalisations sanitaires dont les 160 salariés gèrent 5 centres d’optique, 4 centres dentaires, un centre d’audio-prothèse, et un grand centre de santé à Manosque sous la bannière d’Oxance-Mutuelles de France. 

Jean-Marie Delmaëre

Entretien avec le nouveau président

Jean-Claude Eyraud est membre de la délégation départementale de la Mutualité française et président très actif de l’Union départementale de l’économie sociale et solidaire des Hautes-Alpes. Il était aussi, jusqu’à la fusion avec Oxance, président de la Mutuelle d’action sociale 04-05, qui gérait le centre de santé de Manosque.

Quel est votre sentiment au moment de prendre la présidence ?

J’aborde cette présidence avec confiance, et j’éprouve une grande fierté de prendre la succession de Gérard Benoit à la tête de cette mutuelle qui se porte très bien.

Quelles actions allez-vous mener ?

Je serai dans la continuité de l’action menée par Gérard Benoit qui a misé sur la proximité. Notre mutuelle est la dernière de ce type à avoir son siège social dans les Alpes du Sud.

Par ailleurs, la France est en retard sur la prévention, et je veux accélérer le travail sur ce plan afin de prévenir la maladie. Nous mettons en place un plan d’action avec le groupe Oxance-­Mutuelle de France [réseau dentaire, optique, centres de santé… Ndlr] pour agir très rapidement car il y a beaucoup à faire pour améliorer la santé de nos concitoyens.

Mutualité, mise en commun sont vos maîtres-mots ?

Je crois à l’efficacité de la mise en réseau des acteurs de santé, avec les associations humanitaires et caritatives, pour affronter la crise sociale. La mutualité doit s’impliquer. Nos deux départements sont frères. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Rémy Charpy, nouveau président de la délégation de la Mutualité française, reconstitue l’Union départementale de l’économie sociale et solidaire qui était en sommeil. Nous, mutuelles, devons regrouper nos forces avec ce type de réseau solidaire.  

Propos recueillis par J.-M. D.