Les troubles anxieux sont associés à un risque accru de bruxisme, de somnambulisme et de terreurs nocturnes. Les parents de nature stressée doivent se montrer vigilants.

Parmi les troubles anxieux qui affectent les enfants, se trouve l’anxiété de séparation, plus précisément, la crainte excessive d’être séparé des figures parentales : chez les enfants concernés, le fait d’être séparé de leurs parents entraine une détresse marquée. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Laval (Québec) montre que ces enfants n’ont pas de nuits de tout repos car ils souffrent de bruxisme et de troubles de sommeil tels que le somnambulisme et les terreurs nocturnes.

Ces angoisses se manifestent par des grincements ou serrements des dents pendant leur sommeil, pour 80% des cas.

Les chercheurs ont réalisé leur étude à partir des réponses fournies par les mères et les enseignantes de près de 2 000 enfants qui ont été suivis pendant 5 ans. Les résultats de l’étude rapportent que chez 7% des enfants affectés, l’anxiété de séparation suit une trajectoire à la hausse entre l’âge de 1 à 6 ans. Dans ce groupe, le risque de bruxisme nocturne est doublé.

D’autre part, les chercheurs ont démontré que les terreurs nocturnes des enfants du panel se manifestaient chez 34% des enfants âgés de 1 an et demi, mais que celle-ci diminuait par la suite pour atteindre environ 12% à l’âge 6 ans. Le somnambulisme augmente à l’inverse avec l’âge : sa prévalence s’élève à 3% à l’âge de 3 ans et demi et grimpe à 8% chez les enfants âgés de 6 ans. Les analyses montrent également que l’alternance de ces deux problèmes est significativement corrélée avec l’intensité de l’anxiété de séparation. Les enfants concernés par ces deux troubles apparaissent également anxieux dans les situations de la vie courante.