La légionellose, cette affection pulmonaire provoquée par des bactéries présentes dans l’eau, est de plus en plus présente en France, selon Santé publique avec un pic de croissance en 2018. L’Est est la région la plus touchée.

Le nombre de cas de légionellose a fortement progressé en 2018, plus 31% par rapport à 2017. Pourquoi ? La réponse viendrait du côté du réchauffement climatique, d’après les chercheurs.

Chaleur et humidité en cause

Ce sont les légionelles, ces bactéries présentes dans l’eau et les sols humides, qui sont responsables de la légionellose. Elles peuvent aussi colonisent des réseaux de distribution d’eau, de climatisation collective …  et profilèrent dans les eaux stagnantes lorsque la température est située entre 25 et 45°C. Les températures élevées et le fort taux d’humidité dû aux nombreuses précipitations, peuvent expliquer leur recrudescence. Pour preuve, l’augmentation de 2018 est principalement due à la recrudescence de cas « sporadiques », observée en juin. Or, le mois de juin 2018 a été le 5e mois le plus chaud depuis 1900, avec des précipitations importantes pendant la 1ère quinzaine. 

L’étude révèle également que la légionellose est principalement active dans l’Est de la France en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Un réseau de surveillance de la légionellose a été mis en place en France pour observer ce phénomène.

Prévention

La légionelle peut se nicher dans des installations sanitaires qui n’ont pas été utilisées depuis un moment. Le conseil à suivre est de faire couler l’eau du robinet, de la douche, pendant 5 à 6 minutes avant de vous en servir, si ces derniers n’ont pas été utilisés depuis longtemps (dans une location saisonnière, un camping, chez soi en revenant de vacances…).

La légionellose peut provoquer des pneumonies aiguës graves. La période d’incubation est de deux à dix jours. Puis, les patients présentent un syndrome pseudo-grippal avec une fièvre, des céphalées, une fièvre élevée à 40°C, une toux importante..