Le nouveau directeur de Mutami vise à harmoniser la mutuelle, mieux la faire connaître et lui permettre de grandir sans perdre ses valeurs de solidarité.

Depuis le 16 janvier dernier, Florian Camilleri dirige Mutami. Le secteur mutualiste n’est pas inconnu au nouveau directeur : il a travaillé pendant six ans pour le groupe Solimut – dont fait partie Mutami –, où il fut responsable de l’audit interne. « Cette ­fonction permet d’avoir une vision générale de l’organisme, des pro­cédures mises en place, de s’assurer de la maîtrise des risques », explique-t-il.

A Solimut, il a été également délégué à la protection des données, ce qui suppose une formation juridique et informatique. Des compétences désormais au service de Mutami. Florian Camilleri succède à Daniel Ernandez qui a quitté ses fonctions en décembre 2019.

Florian Camilleri, trente-quatre ans, a débuté sa carrière dans un cabinet de commissaires aux comptes, ce qui ne l’a guère satisfait. Il a alors voulu donner du sens à sa vie professionnelle et a rejoint le mou­vement mutualiste : « Une mutuelle possède des valeurs, agit pour ­l’accès aux soins, elle n’a pas de but lucratif et poursuit un objectif ­social. » A Mutami, ce dirigeant va suivre un cap clairement défini : « Grandir, tout en gardant les valeurs mutualistes. »

Une mutuelle unie qui garde les spécificités des territoires

Avant même son entrée en fonction, Florian Camilleri connaissait Mutami : « C’est une mutuelle qui va de l’avant. Elle a pour atout d’avoir derrière elle des militants, des élus qui décident des orientations, des salariés très investis. » Le chantier prioritaire du jeune directeur sera l’harmonisation : « Mutami est le fruit de nombreuses fusions et il subsiste encore quelques fonctionnements séparés. L’objectif est de gommer ces différences, tout en tenant compte des spécificités des territoires. »

En substance, il s’agit d’achever le travail déjà bien commencé pour parvenir à une seule et même mutuelle, de Bordeaux à Montpellier.

Pour Florian Camilleri, il convient également de mieux faire connaître l’engagement de Mutami, ainsi que sa démarche.

N’est-il pas de plus en plus complexe de diriger une mutuelle ? « On doit faire face à un empilement ­toujours plus important de réglementations, répond-il. Et Mutami propose un nombre croissant de prestations. Mais elles ont toutes leur utilité sociale. »

Peu de temps après sa prise de ­fonction, Florian Camilleri a dû faire face à la crise du coronavirus, au confinement, qui ont tout bouleversé, y compris les méthodes de travail à la mutuelle.

Un baptême du feu difficile ? « Il y a eu une préparation en amont, avant l’arrivée du coronavirus. L’entrée dans cette période s’est faite sereinement. La communication, l’échange entre les responsables de Mutami a été riche et important. Peut-être ce moment difficile permettra-t-il de renforcer encore notre cohésion… » Cette situation inattendue n’a-t-elle pas été déstabilisante pour lui ? « Je n’étais pas habitué à un travail de routine », précise-t-il.             

Bruno Vincens