Membre honoraire de Mutuelle Entrain, Laurent Ors est un militant qui met son sens de l’écoute et du relationnel au service de ses collègues cheminots. 


 

Son truc, à Laurent Ors, c’est le contact humain. C’est d’ailleurs ce qui guide la vie professionnelle et militante de ce quadragénaire, père de deux enfants, agent du service commercial du Transilien depuis dix-neuf ans. 

Laurent est né à Lyon et a grandi en région parisienne. Après son service militaire, son père, cheminot lui aussi et aujourd’hui trésorier de la section parisienne de Mutuelle Entrain, l’enjoint à postuler à la Sncf. Laurent aurait aimé être conducteur, mais un problème de santé l’en empêche. Il entre alors au service commercial du Transilien… pour ne plus le quitter. « J’aime orienter, aider, discuter, informer », confie-t-il. Ce goût pour les autres se conjugue chez lui avec celui de l’engagement, transmis par son père – encore lui. C’est au sein du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (Chsct) qu’il découvre les problèmes de santé des cheminots et décide de s’investir au sein de Mutuelle Entrain, qu’il « connaît depuis toujours ». Normal, c’est « la seule qui s’occupe des cheminots ». Quand il se retrouve obligé de souscrire à la mutuelle obligatoire de l’entreprise de sa femme, il décide néanmoins de poursuivre son engagement auprès de Mutuelle Entrain, en devenant membre honoraire. 

« L’engagement mutualiste est un prolongement de mon intérêt pour la santé », explique Laurent Ors. Ce qui l’anime ? Informer, faire connaître et partager les valeurs mutualistes et l’importance d’avoir une couverture santé complémentaire. « Certains pensent que le régime spécial les couvre bien. Des jeunes disent qu’ils n’ont pas de problèmes de santé, donc qu’ils n’ont pas besoin de mutuelle. Beaucoup aussi ne connaissent pas la différence entre assurance et mutuelle », détaille-t-il. 

Pour battre en brèche toutes ces idées reçues, mais aussi parler prévention, Laurent Ors explique inlassablement durant les opérations de mutualisation, les tournées auprès des cheminots ou les discussions avec ses collègues ce qu’est la mutualité, à quoi servent les cotisations et le principe de solidarité intergénérationnelle. Il n’hésite pas non plus à donner quelques conseils en matière d’alimentation ou d’hygiène bucco-dentaire par exemple. Sans doute le sens de l’écoute et du relationnel qu’il pratique au quotidien fait-il mouche. Sans compter qu’il connaît les cheminots, leurs contraintes, la réalité de leur profession et des risques encourus pour leur santé, à travailler en horaires décalés par exemple. Des collègues, mieux informés grâce à lui, ont décidé d’adhérer à Mutuelle Entrain. Certains, dont des femmes, sont même allés plus loin en s’impliquant au sein de la mutuelle en tant que délégués de section ! Un sens du contact décidément développé et bien senti. l

 

Alexandra Luthereau.