Le cancer de l’ovaire fait plus de 5 000 nouveaux cas par an en France et on déplore environ 3 000 décès. Certes, c’est un cancer rare mais le pronostic est réservé. Le 8 mai, Journée mondiale, est l’occasion de faire le point, dans un contexte de crise sanitaire.

Le cancer de l’ovaire apparaît souvent après la ménopause. Il est le septième cancer le plus fréquent chez la femme. Il présente peu de symptômes et de ce fait, il est diagnostiqué à un stade avancé de développement. Dans le cadre de l’épidémie Covid-19, la situation est aggravée par le fait que de nombreuses personnes reculent ou annulent leurs consultations médicales par peur d’être en contact avec le virus. Or, les services d’oncologie et les cabinets médicaux se sont organisés pour recevoir les patients en toute sécurité.

Quels symptômes ?

Les symptômes du cancer de l’ovaire sont trop peu spécifiques : ballonnements, envies fréquentes d’uriner, douleurs abdominales, ou dorsales, saignements…, d’où son diagnostic tardif.

Consulter même en période d’épidémie

Même pendant l’épidémie de Covid-19, il faut consulter au moindre doute. Car, la situation peut vite s’aggraver si de nombreuses personnes reculent ou annulent leurs rendez-vous médicaux par peur d’être en contact avec le virus. Or, les services d’oncologie et les cabinets médicaux se sont organisés pour recevoir les patients en toute sécurité. Même en cas de symptômes qui paraissent anodins, l’Inca (Institut National du Cancer) recommande que les patients n’hésitent pas à en discuter avec leurs médecins généralistes ou spécialistes habituels. 

L’importance du diagnostic

Le cancer de l’ovaire, dans certains cas est déclenché par une mutation génétique. S’il y a d’autres cancer de l’ovaire dans la famille ou ou d’un autre organe (côlon, prostate), cela constitue un facteur de risque. D’où l’importance d’identifier la présence de mutations génétiques en se faisant diagnostiquer très tôt. Chez les femmes atteintes de cancer de l’ovaire, les médecins demanderont une recherche de mutations Brca dans le cas où :

  • la patiente présente des antécédents familiaux de cancers,
  • la patiente est plus jeune que l’âge médian connu de 65 ans,
  • la patiente a déjà eu un cancer du sein,
  • l’histoire familiale laisse supposer la présence d’une forme héréditaire de cancer. 

En savoir plus sur les prédispositions génétiques : https://www.e-cancer.fr/