Déserts médicaux : les professionnels se mobilisent

Old brown leather doctors bag with a stethoscope looped around the handle in a medical and healthcare concept, on a white background
Face à la désertification médicale, des initiatives se mettent en place, pour faciliter l’accès aux soins de tous. Une région est considérée comme un désert médical dès lors que le nombre de médecins pour 100 000 habitants y est inférieur d’au moins 30 % à la moyenne nationale. On compterait en France 192 territoires et 3,2 millions de personnes concernées. Dans certaines régions, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un pédiatre, un ophtalmologue ou un gynécologue peuvent atteindre plusieurs mois. Les généralistes se raréfient, et pas seulement à la campagne : l’Ile-de-France et certains arrondissements parisiens sont aussi touchés. La situation va empirer avec les nombreux départs à la retraite prévus dans les prochaines années. Faire face Partout en France, les professionnels s’organisent pour remédier à cette situation et uniformiser l’offre de soins. Les mutuelles ne sont pas en reste : depuis des années, elles apportent des réponses au plus près des besoins de leurs adhérents et, plus largement, de tous les habitants. C’est une révolution de notre système de soins qui va s’opérer ces prochaines années, causée à la fois par l’extension des déserts médicaux et par l’augmentation de nombres de malades chroniques. Il devra s’appuyer sur une nouvelle médecine coordonnée entre la ville et l’hôpital de proximité, avec des professionnels de santé travaillant en communauté et mettant en avant la prévention, pour éviter la maladie ou son aggravation. Autant de missions que la Mutualité connaît bien pour les avoir, depuis toujours, mises au cœur de son action. Le docteur dans son camion Va-t-on voir, demain, des médecins dans des petits camions sur les places de village, au côté des bouchers et des boulangers itinérants ? Très certainement. Déjà, quatre cabinets médicaux mobiles, les Dok’ici, ont été introduits dans l’Ain, le Rhône, l’Ardèche et la Haute-Loire début 2019 par l’Aceso (Association gestionnaire des centres de santé pour omnipraticiens). A leur bord, tout le matériel de base d’un cabinet médical avec un électrocardiographe, un échographe et un défibrillateur. Ils sont aussi équipés d’une liaison en télémédecine et peuvent accueillir un ou deux professionnels de santé (médecin et infirmier ou auxiliaire de santé). Ce nouveau service va être proposé aux centres de santé, aux cabinets regroupés mais également aux collectivités locales, aussi bien pour assurer des consultations en zones déficitaires, que pour des opérations de prévention (campagne de dépistage, de vaccinations…). Une équipe mobile de santé visuelle Dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, départements enclavés et en déficit de médecins, c’est une équipe mobile de santé visuelle (Emsv), composée d’un orthoptiste et d’un assistant coordonnateur, qui va à la rencontre des patients. Equipée d’un rétinographe, qu’elle installe dans des salles mises à sa disposition, elle a pour mission de dépister certains troubles oculaires. L’initiative est partie de la Mutuelle d’action sociale 04-05, alertée par des associations de personnes mal voyantes sur la difficulté de trouver un ophtalmologue. Dès 2012, la mutualité mobilise l’agence régionale de santé qui finance l’appareil. Un comité basse vision est créé par la Mutualité Française Paca afin d’organiser la collaboration de

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