L’association Stop Veo-Enfance sans violences, lutte contre les violences éducatives ordinaires (Veo) et lance une campagne d’information en direction des parents mais aussi du personnel soignant et du grand public.

Les Veo, c’est quoi ?

Donner une petite claque, une bonne fessée, tirer les cheveux, les oreilles d’un enfant ou encore lui faire peur, l’humilier, le menacer ou l’insulter, voilà ce que sont les violences éducatives ordinaires (Veo). A l’approche de la Journée de la non-violence éducative, le 30 avril, l’association Stop-Veo mise tout sur l’information et le dialogue à destination des parents et du personnel soignant et éducatif. Quelles sont les conséquences de cette violence ordinaire sur le développement de l’enfant ? Sur sa santé physique et psychique ? Comment aider les parents dans leur cheminement avec leur enfant ? Sans culpabiliser les parents mais en expliquant que d’autres voies sont possibles, quand on sait que 85% des parents ont déjà eu recours à la fessée, 71,5 % à des « petites gifles ». La moitié d’entre eux frapperait leur enfant avant l’âge de 2 ans et les trois quarts avant l’âge de 5 ans, d’après les chiffres de l’association.

Inefficacité des Veo

De plus en plus d’études prouvent que les Veo, non seulement ont des conséquences néfastes sur le développement physique et psychique de l’enfant mais en plus, qu’elles sont inefficaces sur le plan de l’éducation. ’association diffuse des kits de prévention intitulés : « Les violences éducatives, c’est grave docteur ? » composés de flyers et d’affiches établis avec des médecins pédiatres, des généralistes et des scientifiques.

Que dit la loi en France ?

Déposée en février puis en octobre 2018 par Maud Petit, et adoptée en première lecture à l’Assemblée fin novembre, la proposition de loi de la députée Lrem est en attente d’être débattue au Sénat. Elle devrait être adoptée cet été, assure Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance. Le texte précise que

« Les enfants ont droit à une éducation sans violence », même celle considérée comme légère, doit être inséré à l’article 371-1 du Code civil sur l’autorité parentale. Aucune sanction pénale n’est prévue. Il n’est pas question de culpabiliser les parents mais bien de les faire réfléchir sur leur façon d’agir avec leur enfant. La Suède a adopté une telle loi depuis 1979, et depuis 54 autres pays l’ont rejointe.