Dès les premières tentatives de vaccination (au xviiie siècle !) des voix se sont élevées pour décrier le principe. Les temps ont changé, mais les « antivax » sont plus que jamais actifs.

Qui sont-ils ?

On les rencontre fréquemment au détour d’une recherche sur Internet : les « antivax », ces militants qui diffusent de nébuleuses théories contre la vaccination. Leur credo ? « Le droit à disposer de son corps » ou « Non au dogme vaccinal ». Ils mettent en doute l’efficacité des vaccins, ou en soulignent la dangerosité, les accusant de provoquer sclérose en plaques ou autisme. Théories que réfutent totalement des études scientifiques récentes. Les antivax frappent fort : images, vidéos choc, discours de « savants » prônant la non-vaccination… ces contenus ont des milliers de vues et sont autant de messages qui arrivent à instiller le doute chez nos concitoyens.

Selon une enquête internationale, publiée fin juin, la méfiance envers la vaccination s’est en effet installée, notamment dans notre pays : environ un tiers des Français ne croient pas que les vaccins sont sûrs, ce qui fait de la patrie de Louis Pasteur un des pays les plus sceptiques parmi les 144 examinés.

Les conséquences

La plus préoccupante : alors que la rougeole était éradiquée dans presque toute l’Europe, elle est réapparue en Grèce, au Royaume-Uni, en Albanie et en Tchéquie.
En France, en 2018, on a recensé 1 500 cas et un malade est décédé. Contrairement aux croyances véhiculées par les antivax, la rougeole n’est pas une maladie bénigne. Elle peut entraîner des complications : encéphalites, pneumopathies, pertes de vision, voire décès, en particulier chez les nourrissons et les personnes fragiles.

Raison garder

Malgré tout, en France, la couverture vaccinale est à la hausse, ce qui indique que les doutes ne se concrétisent pas forcément dans les faits. Ainsi, 87% des enfants qui ont eu 1 an en 2018 sont vaccinés contre la rougeole.
Faut-il le rappeler, la vaccination est le seul moyen de lutter efficacement contre les maladies infectieuses. Grâce à sa généralisation, la variole a été éradiquée et l’Europe s’est libérée de la poliomyélite. On estime que la vaccination permet d’éviter 2,5 millions de décès chaque année dans le monde et de réduire les coûts des traitements.

Les réseaux sociaux se mobilisent

Les principaux réseaux sociaux ont décidé de lutter contre la désinformation et renverront les internautes vers les sites de santé publique fiables.