Pollution de l'air : responsable d'affections graves chez les enfants

« La pollution de l’air contribue grandement au décès de quelque 600 000 enfants de moins de cinq ans chaque année et menace la vie et l’avenir de millions d’autres chaque jour », affirme le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake.

L’enquête de l’Unicef publiée le 11 novembre tombe à pic. Au moment de la Cop 22 qui se tient à Marrakech (Maroc), l’organisation tape fort en livrant ses chiffres : « 300 millions d’enfants dans le monde respirent de l’air toxique », 600 000  moins de cinq ans en meurent chaque année. « Les dirigeantes et les dirigeants mondiaux rassemblés dans le cadre de la Cop 22 peuvent contribuer à sauver la vie d’enfants en s’engageant à prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air liée aux changements climatiques et à investir dans la prévention et les soins de santé ».

La pollution de l’air, responsable de maladies infantiles mortelles

« Les matières polluantes ne se contentent pas d’endommager les poumons des enfants, elles peuvent aussi franchir la barrière hématoencéphalique et endommager définitivement leur cerveau en développement. Leur avenir en sera compromis. Aucune société ne peut se permettre d’ignorer la pollution », alerte l’organisation.

La pneumonie est la maladie infantile la plus meurtrière dans le monde mais la diarrhée tue aussi beaucoup d’enfants. Pour la diarrhée, l’Unicef souligne justement que cela pourrait avoir un lien avec les changements climatiques qui provoquent la diminution des précipitations et le manque d’eau potable qui affectent directement le métabolisme de l’enfant provoquant diarrhées et retards de croissance.
« La mort de ces enfants survient malgré le fait que ces deux maladies sont largement évitables grâce à des solutions simples et rentables comme l’allaitement exclusif, la vaccination, des soins de santé primaires de qualité et la réduction de la pollution de l’air à l’intérieur des habitations », insiste l’Unicef.