Selon le Baromètre de la DREES, en 2017, deux tiers des Français déclarent qu’il n’est pas envisageable pour eux de vivre dans un établissement pour personnes âgées et plus de huit Français sur dix souhaiteraient, si l’un de leur proche parent devenait dépendant, le maintenir à domicile. Cette nouvelle enquête de la Drees sur l’état psychologique des résidants en Ehpad devrait conforter leur point de vue.

En 2015, 590 000 personnes vivent en établissement pour personnes âgées, dont 529 000 personnes de 75 ans ou plus, soit 8 % de cette classe d’âge. Cette nouvelle enquête de la Drees enseigne que l’état psychologique de l’ensemble des résidants d’Ehpad est en moyenne moins bon que celui des personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile, d’après l’enquête CARE de la DREES réalisée en 2015 et 2016. Cet écart s’explique en partie par le fait que la dégradation de l’état de santé de ces personnes est la cause majeure de l’entrée en établissement.

Parmi les seniors de plus de 75 ans, 56 % des résidents d’établissements déclarent avoir souffert de fatigue, de lassitude ou d’épuisement au cours de l’année, contre 44 % des personnes âgées résidant à domicile. Le manque d’appétit et de motivation pour effectuer des activités quotidiennes est respectivement deux et sept fois plus fréquents chez les personnes vivant en établissement que parmi celles restées à domicile.

Les états dépressifs sont également plus répandus que dans le reste de la population du même âge. La moitié des résidents consomment des antidépresseurs, contre une personne âgée de plus de 75 ans sur sept résidant à domicile. Un senior sur cinq vivant en établissement déclare souffrir de dépression. Environ un tiers des résidents en établissement sont en situation de détresse psychologique, contre un quart des plus de 75 ans vivant à domicile.

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