C’est parti pour la vaccination anti-grippale. Nouveauté : cette année, pour les personnes à risque, ce sera possible de le faire en pharmacie.

Les personnes âgées de 65 ans et plus, ou atteintes de certaines maladies chroniques (diabète, insuffisance respiratoire, cardiaque ou rénale…), les femmes enceintes, les personnes obèses, recevront dans les prochains jours un courrier de la part de leur caisse de sécurité sociale, avec un bon de prise en charge. Avec ce dernier, elles pourront se faire vacciner en pharmacie sans passer par la case médecin traitant.

Cela fait partie des missions pouvant être exercées par les pharmaciens d’officine sur l’ensemble du territoire depuis le 1er mars 2019. Il faut toutefois, que le pharmacien soit volontaire, ait suivi une formation et dispose d’une pièce isolée.

La prescription préalable du médecin reste nécessaire pour les patients de moins de 18 ans.

Améliorer la prévention

La grippe est une maladie qui n’est pas anodine. L’hiver 2018/19, l’épidémie a duré huit semaines. Résultat : 1,8 million de consultations médicales, 65 600 passages aux urgences, 11 000 hospitalisations et aura été impliquée dans 9 900 décès, pour la plupart des personnes âgées. Pour améliorer la couverture vaccinale et la prévention, la vaccination en officine a été testée l’an dernier dans quatre régions. Devant le succès de l’opération, cette année, la vaccination chez le pharmacien est étendue à l’ensemble de la France (on peut néanmoins continuer à se faire vacciner chez le médecin traitant, la sage-femme ou l’infirmier).

Il est recommandé de se faire vacciner le plus tôt possible, avant que l’épidémie de grippe ne s’installe.