Quasiment absente en France, durant l’hiver 2020, la bronchiolite fait son retour en force. Cette maladie virale qui touche surtout les nourrissons peut nécessiter l’hospitalisation. Et, par conséquent, encombrer les services hospitaliers, déjà durement éprouvés par l’épidémie de Covid-19.

C’est déjà le cas à l’hôpital Robert Debré à Paris, qui s’inquiète de la hausse des formes lourdes de bronchiolite chez les nouveau-nés et tente d’y faire face malgré le manque de lits et de personnel. Même son de cloche, dans la région Grand-Est Grand-Est, en alerte épidémique pour cette maladie, redoutant les autres pathologies de l’hiver qui viennent s’ajouter à des services pédiatriques sous-dotés.

L’épidémie touche 13 des régions de France métropolitaine. Parmi les 3 609 enfants de moins de 2 ans vus aux urgences pour bronchiolite en semaine 46/2021, 3 189 (88%) étaient âgés de moins de 1 an et 1 257 (35%) ont été hospitalisés.
Parmi les 1 257 enfants hospitalisés, 1 161 (92%) étaient âgés de moins de 1 an.L’épidémie touche 13 des régions de France métropolitaine.

« On retient un niveau de passages supérieur aux trois années antérieures pour la bronchiolite. »

Santé publique France

La bronchiolite, une maladie bénigne

La bronchiolite est une maladie virale respiratoire qui touche principalement les bébés de moins de 2 ans. Elle débute généralement par un simple rhume, souvent transmis par les proches du bébé, qui peut s’accompagner d’une légère fièvre.
Petit à petit, une toux sèche apparaît, puis survient une gêne respiratoire qui se traduit par une respiration rapide et sifflante. Malgré des symptômes souvent impressionnants, la bronchiolite est une maladie bénigne.
Cependant, les bébés de moins de 3 mois ou les nourrissons fragiles requièrent une surveillance attentive et dans de rares cas, surtout chez les plus jeunes, la bronchiolite impose l’hospitalisation.

La bronchiolite sévit sous forme d’épidémies en automne et en hiver. Chaque année en France, près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans sont atteints.

Quelle prévention ?

Des gestes simples peuvent éviter la propagation du virus de la bronchiolite

– Se laver les mains avec du savon avant de s’occuper du nourrisson. Le lavage des mains doit se faire plusieurs fois dans la journée et durer au moins 30 secondes pour être efficace. Ne pas oublier de laver les poignets en contact avec les revers de manches souvent souillés.

– Eviter les lieux publics et très fréquentés tels que le métro ou les centres commerciaux (risque de contact avec des personnes enrhumées).

– Ne pas échanger les biberons, sucettes ou couverts non nettoyés.

– Fuir les lieux enfumés qui irritent les voies aériennes de l’enfant.

– Aérer chaque jour la chambre du nourrisson en moyenne 15 minutes et la maintenir à une température de 19°C.

– Ne pas embrasser l’enfant lorsque l’on a un rhume et, si besoin, porter un masque chirurgical avant de s’occuper de bébé.

 Lorsque l’enfant est malade

– Nettoyer le nez du nourrisson avec du sérum physiologique.

– Bien hydrater l’enfant.

– En cas de gêne respiratoire et de difficultés à s’alimenter, consulter le médecin rapidement.

– Suivre à la lettre le traitement du médecin, y compris les séances de kinésithérapie qui permettent de désencombrer les bronches.

– Surélever le matelas de bébé pour l’aider à mieux respirer.

Dans la plupart des cas, la bronchiolite est soignée en cinq à dix jours, mais la toux peut persister pendant deux à trois semaines.

Les autres conseils de l’Assurance maladie.

Quand recourir à l’hospitalisation ?

Devant tout signe de gravité (1 % des cas) : altération de l’état général, cyanose, épuisement respiratoire (battement des ailes du nez), refus d’alimentation ou déshydratation (perte de poids de plus de 5 %), présence de vomissements ou de fausses-routes.

En présence de certains critères : pathologie cardiaque, pulmonaire ou neuromusculaire, prématurité, nourrisson de moins de 6 semaines, contexte psychosocial difficile.