On en parle beaucoup pour accompagner la stratégie de déconfinement, et le président Macron l’a annoncé, certaines catégories de Français devront être testées. Que faut-il savoir sur les tests utilisés pour le covid-19 ?

Dans son allocution, le président Macron l’a précisé : les personnes âgées, celles atteintes de pathologies, les soignants ainsi que les personnes présentant des symptômes, pourront être testées. Quels sont ces tests ?

Il en existe plusieurs :

  • Il y a le test diagnostique qui se réalise à partir d’un échantillon prélevé à l’aide d’un écouvillon au fond de la cavité nasale. Une technique dite Pcr (réaction en chaîne par polymérase). S’il y a des anticorps correspondant au Sras-CoV-2 dans l’échantillon analysé, cela signifie que la personne a déjà été infectée et est immunisée, au moins pour un temps. Pour l’instant, ils sont réalisés en laboratoire d’analyse médicale
  • Autre technique effectuée en laboratoire, le test sérologique qui repose sur la détection des anticorps, immunoglobulines (Ig) M et G. Si des IgM seuls sont détectés, la réponse immunitaire en est à sa phase initiale, soit entre 5 et 15 jours après le début des symptômes. Si les deux types d’Ig (M et G) sont retrouvés, la maladie est en pleine évolution.

Les écueils

La difficulté est que, si on utilise ce test sérologique trop tôt, avant la production d’anticorps, on pourrait passer à côté du patient porteur du virus et contagieux.

Certains scientifiques avancent l’idée de réaliser ces deux tests diagnostique pour savoir si le patient est encore contagieux et porteur du virus et un test sérologique pour détecter des anticorps protecteurs.

Un autre écueil du test sérologique est que l’on ne peut pas totalement affirmer qu’un test qui détecte des anticorps contre le SARS-CoV-2 implique l’immunisation de la personne.

Tests de dépistage rapides

Il existe aussi des tests de dépistage rapide (Tdr), qui détectent également les immunoglobulines M et G. Une goutte de sang est collectée à l’aide d’une lancette intégrée et mise en contact avec des réactifs. Les résultats sont connus en une quinzaine de minutes. Il devrait en coûter entre 10 et 15 euros par test. Ce Tdr, qui a obtenu fin mars un marquage CE, doit prochainement être commercialisé.

Autres tests à l’étude

Par ailleurs, des chercheurs du Cnrs (Centre national de la recherche scientifique) a annoncé le lancement d’une étude clinique pour tester la performance du nouveau test de dépistage EasyCov à partir du 11 avril. Ce test repose sur le prélèvement de salive à placer dans un tube avec des réactifs pendant 65 °C pendant 30 minutes. Si l’étude est concluante, une version grand public de ce test sera développée avec un dispositif de chauffe adapté.