C’est un premier pas pour les quelques 11 millions de proches (dont une majorité de femmes), qui aident une personne âgée, malade, ou handicapée. Ils pourront bénéficier, dans le cadre du congé spécifique, de 40 euros nets par jour à partir de 2020.

Les 11 millions de proches qui aident une personne âgée, malade ou handicapée pourront bénéficier d’une rémunération d’une quarantaine d’euros par jour. Celle-ci, qui sera créé en 2020, sera calquée sur l’allocation journalière de présence parentale (Ajpp), versée lorsqu’on s’occupe de son enfant gravement malade, accidenté ou handicapé. Elle sera d’environ 43 euros pour un couple, 52 euros pour une personne seule.

Cette mesure figurera dans le budget 2020 de la « Sécu », présenté fin septembre.

Le congé du proche aidant

Le congé spécifique pour s’occuper d’un proche existe depuis 2017. Il est d’une durée de trois mois maximum, fractionnable. Problème ? Il n’a jamais été rémunéré. Donc, pratiquement jamais pris.

Actuellement, ce droit est ouvert à tous les aidants, qu’il s’agisse du conjoint ou d’un ami, qu’ils aient ou non un lien de parenté avec la personne aidée.

Le changement aujourd’hui est la rémunération. Mais il faudrait, comme le préconisait le député communiste Pierre Dharréville, une montée en puissance rapide, de cette reconnaissance sociale des aidants.

Par ailleurs, ce congé pourrait compter dans le calcul de la retraite des aidants. Cette mesure sera mise en place en 2020, a promis Agnès Buzyn.