Une étude française publiée le 20 juin établit un lien entre travail prolongé et augmentation du risque de subir un accident vasculaire cérébral.

Le travail c’est la santé. Peut-être mais à condition de ne pas travailler plus de 10 heures par jour régulièrement. Une équipe de chercheurs de l’AP-HP, de l’Inserm et des universités de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et de Paris-Saclay a démontré que le travail prolongé est corrélé au risque de subir un accident vasculaire cérébral (Avc). La notion de temps de travail prolongé est définie comme étant de dix heures minimum par jour pendant au moins 50 jours par an.

L’étude française réalisée sur une cohorte de 140 000 Français montre que les personnes qui travaillent plus de dix heures par jour, au moins 50 jours par an, augmentent leur risque d’avoir un Avc de 29%. Celles qui mènent ce rythme plus de 10 ans voient ce risque accroître jusqu’à 45%.

30% des Français travaillent à ce rythme

Parmi les personnes interrogées, 30% d’entre elles travaillent à ce rythme, plutôt qu’aux classiques 35 heures. Cela concerne aussi bien les ouvriers, que les employés ou les cadres et tous les secteurs d’activité. Le risque touche aussi bien les hommes et les femmes mais l’association travail prolongé  Avc est plus significative chez les moins de 50 ans, après prise en compte des facteurs de risque habituels.

Reste que l’étude ne permet pas d’établir ce qui explique le lien entre travail prolongé et Avc. Mais plusieurs hypothèses sont soulevées. D’une part, travailler plus de 10 heures quotidiennement auraient des effets directs sur la santé : stress, pression psychologique, travail de nuit, immobilité… Et puis il pourrait exister également des effets indirects comme le manque d’activité physique, une mauvaise hygiène alimentaire, un excès de tabac…