C’est officiel. Après cinq mois de négociations entre les principaux syndicats de médecins et l’assurance maladie, un nouveau métier apparait au tableau des professions de santé : l’assistant médical. Quels en sont les contours ?

Les médecins pourront compter désormais sur les assistants médicaux pour les épauler dans leur pratique. Après cinq mois de négociations, les syndicats et la caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) sont tombés d’accord. Résultat : la caisse prend en charge le financement de ces postes. Et de leur côté, les médecins s’engagent à voir plus de patients. Plus de 4 000 postes d’assistants médicaux seront créés.

Les contours du métier

« Le métier sera de type administratif. Avec l’accueil des patients, la gestion des dossiers mais avec aussi une fonction soignante. Ce qui permettra aux médecins d’être aidés lors de leurs consultations. […] Le but est d’améliorer l’environnement professionnel du médecin », explique le docteur Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des Syndicats médicaux français. L’accord prévoit que chaque médecin pourra définir le rôle de son assistant médical selon ses propres besoins : administration (accueil, gestion des dossiers médicaux…), aide à la consultation (déshabillage, prise de constantes, préparation des actes techniques comme un Ecg…), ou mission de coordination (rendez-vous avec un spécialiste, admission à l’hôpital…).

Quelle formation ?

Des écoles seront créées. Mais en attendant, pour devenir assistant médical, il faudra passer une validations des acquis de l’expérience (Vae) complétée par une formation médicale de base. Quant au salaire, le docteur Ortiz précise que les assistants médicaux « toucheront un salaire supérieur à celui des secrétaires médicales mais inférieur à celui des infirmières ». Le dispositif sera opérationnel dès le mois de septembre 2019.