Avec la crise sanitaire, la santé mentale des Français s’est dégradée. Et la situation de la psychiatrie n’est pas meilleure. Dans ce contexte, la Mutualité française propose des pistes pour améliorer la prise en charge des patients.

13 millions de personnes souffrent de troubles mentaux en France. La consommation de médicaments psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques et hypnotiques) dans notre pays est l’une des plus importantes d’Europe. Et, à l’exception de Paris, le nombre de psychiatres est en baisse dans toutes les régions. Résultat ? 62% des Français estiment que le Gouvernement prend mal en compte les enjeux de la santé mentale.

Les propositions de la Mutualité française

Consciente de ce problème de santé publique, la Mutualité Française lance des pistes de réflexion. Parmi celles-ci : développer des actions de sensibilisation et de communication à destination du grand public, notamment auprès des jeunes pour déstigmatiser les troubles mentaux. Pour en finir avec la honte, voire le déni face aux symptômes, il est urgent d’informer et de sensibiliser pour éviter des retards dans le dépistage et la prise en charge, aboutissant parfois à la marginalisation des personnes.

Mais aussi, organiser un dépistage précoce des troubles psychiques, dans le cadre du parcours de soins des enfants et adolescents, très touchés par la crise sanitaire, en renforçant les services de médecine préventive et de promotion de la santé.

Pour la Mutualité, il faut aussi « renforcer les compétences psychosociales (la gestion du stress, la régulation des émotions, la gestion des conflits, etc.) en développant des programmes de prévention. Ces derniers sont particulièrement recommandés pour les parents car ils agissent sur les relations et les interactions avec leurs enfants ».

Accompagner et prendre en charge les personnes en situation de grande précarité sociale est une des priorités, car selon une étude francilienne, un tiers des personnes sans logement, souffre de troubles psychiatriques sévères et 40% chez les 18-25 ans.

Retrouver les propositions de la Mutualité française, ici.