Le saviez-vous ? Madame Ulrich, fut la première autrice de théâtre représentée à la comédie française, en 1690. Elle écrivit nombre de comédies, au rang desquelles : « La folle enchère », pièce au ton burlesque qui met en scène les déboires d’une « Argante » pendante du vieil « Argante » des Fourberies de Scapin.

Aurore Evain, metteuse en scène et « exhumeuse » de textes de femmes, a eu la bonne idée de sortir des cartons, la pièce de cette autrice, 330 ans après sa création. Car des autrices dramatiques, il en existe !

L’histoire 

Une bourgeoise fortunée et vieillissante (une cougar, dirait-on aujourd’hui ?), est séduite par un petit Comte qui s’avère être… l’amante de son fils. Voici le début de ses déboires, menés tambours battants par des comédiens qui ne ménagent pas leur peine, d’une énergie folle et sur fond de mélodies baroco-rock.

En prime, le bonheur d’écouter : Eddy de Pretto, Mylène Farmer, Arthur H, Brigitte Fontaine, Alain Bashung, Jacques Higelin.

Aurore Evain est chercheuse, metteuse en scène, actrice, autrice et dramaturge. Elle a, au cours de ses recherches, exhumé le mot « autrice » qui, depuis, a retrouvé ses lettres de noblesse.

« Je suis tombée dans la marmite des mots féminins oubliés et effacés. J’ignorais leur existence, je suis tombé dessus par hasard. Je n’imaginais même pas que des femmes aient pu écrire du théâtre avant Marguerite Duras ! »

Elle met en avant notre matrimoine par des actions citoyennes, qui vont de la participation aux Journées du matrimoine qui ont eu lieu en septembre dernier, à la mise en scène d’autrices dramatiques.

La Folle enchère, mise en scène d’Aurore Evain, Cie La Subversive, théâtre de l’Epée de bois (Paris), jusqu’au 31 octobre. Mercredi 10 novembre à 20h45, au Palais des rencontres de Château-Thierry.