C’est officiel : dès 2022, un seul numéro d’urgence sera disponible pour les patients. Une expérimentation, dans « une grande région », a été annoncée par Emmanuel Macron. Elle durera deux ans.

Cela prendra la forme d’une plateforme unique, accessible au 112, comme nos voisins européens, et regroupant tous les numéros d’appels d’urgence (le 15, le 17 et le 18).

Mais le débat reste vif : si les pompiers réclament depuis longtemps ce dispositif pour en finir avec les appels inutiles, de leur côté, les médecins urgentistes redoutent une saturation de leurs services et une « perte de chance » pour les patients.

Expérimentation

Trois configurations seront testées : un rapprochement de « l’ensemble des services », un rassemblement sans « police-secours », et un simple « regroupement » du Samu et des médecins de garde en lien avec les autres services d’urgence.

« On verra la méthode la plus efficace et on testera dans une grande région. »

Emmanuel Macron

Mais les anciens numéros persisteront, le temps de l’expérimentation.

Vers le 112, numéro unique ?

L’idée du 112 (numéro européen d’appel d’urgence) fait son chemin, comme le souhaitent les sapeurs-pompiers, avec un numéro d’accès aux soins non urgents, le 116-117. De son côté, le Samu-urgences France serait satisfait de ce compromis, car il permettra de « démontrer l’efficacité du service d’accès aux soins » face à un numéro unique d’urgence qui entraînerait une « perte de chance pour les malades ».


Emmanuel Macron a également annoncé une revalorisation du remboursement des carences ambulancières (le remboursement des carences « est actuellement de 124 euros, il ira jusqu’à au moins 200 euros », a déclaré le président).