Comme chaque année, le Secours populaire français publie son baromètre de la pauvreté, en France. Il met en lumière combien la crise sanitaire a plongé dans la précarité des millions de personnes, du jour au lendemain. Cette crise sociale sans précédent se poursuit, encore aujourd’hui.

La 14ème édition du baromètre sur la pauvreté en France du Secours populaire français, publié mercredi 30 septembre, met en lumière les chiffres alarmants de la précarité, en cette année si particulière de crise sanitaire, où un tiers des Français déclarent avoir perdu des revenus.

Crise sanitaire, confinement : des effets sur le porte-monnaie des Français

« Commerçants en difficulté, intermittents du spectacle, travailleurs intérimaires, saisonniers, non déclarés qui se retrouvent sans missions, autoentrepreneurs, salariés dont les revenus baissent du fait du chômage partiel (…) [ou] qui perdent leur emploi », le baromètre égrène les métiers qui ont été durement touchés pendant la crise. Plusieurs mois après le déconfinement, 43 % disent avoir perdu une partie de leurs revenus.

Des répercutions néfastes sur la santé

Même si le Secours populaire et les autres associations ont apporté une aide alimentaire efficace pendant le confinement et encore maintenant, le Baromètre note que 29 % des personnes interrogées se limitent tous les jours sur les fruits et légumes frais et pour 23 % le prix des aliments sains sont tels qu’ils ne peuvent pas en consommer à chaque repas (+2 points par rapport à 2018).

Un Français sur quatre restreint les quantités dans son assiette et un sur sept saute des repas (14 %). Ce qui entrainera à terme des carences et des problèmes de santé pour les plus fragiles. Les femmes et les jeunes sont les deux groupes qui se restreignent le plus, tant sur la qualité que sur la quantité des aliments consommés.

La santé mentale aussi a été mise à rude épreuve. « Ce quotidien difficile se double d’une inquiétude forte en ce qui concerne l’avenir, pour soi mais aussi et surtout pour ses enfants », souligne Amandine Lama, l’une des auteures de l’étude chez Ipsos : 57 % des Français ont craint de basculer dans la précarité, à un moment de leur vie. Ce niveau est supérieur de 3 points à celui enregistré en 2019.