Véritable avancée pour la santé des femmes, le dépistage du cancer du sein, tel qu’il est pratiqué depuis quinze ans, pourrait encore être amélioré et préserver la vie de plus de patientes.

Le dépistage organisé

Le cancer du sein est le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes : 60 000 nouveaux cas chaque année et 12 000 décès.
Il touche 1 femme sur 8 en France. 50 % des cas surviennent chez des femmes entre 50 et 69 ans ; 28 % après 70 ans. Depuis 2004,
ce cancer fait l’objet d’un dépistage organisé : tous les deux ans, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées par courrier à pratiquer
une mammographie dans un centre de radiologie agréé de leur choix, prise en charge à 100 %.
Les spécialistes estiment que cet examen régulier permet d’éviter plus d’un décès sur cinq.

« Chaque année, plus de 10 000 cancers agressifs peuvent être ainsi soignés plus tôt », selon l’Institut national du cancer.

Des examens adaptés à chaque femme

Depuis quelques années, le dépistage systématique est parfois remis en question, en particulier à cause du risque de sur-diagnostic et donc de sur-traitement, des faux-positifs, de l’exposition répétée à des rayonnements ionisants… Aussi commence-t-on à envisager un dépistage personnalisé, adapté au risque de chaque femme. Il se calculerait à partir de l’âge, des antécédents médicaux personnels et familiaux, de la densité des seins. Le génotype, qui analyse les variations de l’Adn modifiant l’expression des gènes protecteurs vis-à-vis du cancer du sein,
et de ceux qui en revanche, en augmentent les risques, serait aussi pris en compte.

Ainsi, si la femme a un risque élevé de développer la maladie, elle ferait une mammographie tous les ans et si le risque est faible, tous les quatre ans.

Une grande étude européenne, My Personal Breast Screening, est en cours depuis août 2019

Coordonnée par le Dr Suzette Delaloge (Institut Gustave-Roussy), elle analyse les bénéfices d’un dépistage personnalisé. Résultats des travaux en 2026. La coordination de cette étude est assurée par Unicancer et la Fédération des centres de lutte contre le cancer.
Elle concernera 85 000 femmes en Europe dont 20 000 en France, sur la base du volontariat ou après invitation par un centre de dépistage. Pour participer, rendez-vous sur mypebs.eu/fr

Octobre rose

Les mutuelles s’engagent pour promouvoir le dépistage du cancer du sein. Elles soutiennent l’opération Octobre rose et organisent des événements sportifs et solidaires partout en France. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle.

Pour connaître tous les événements autour d’Octobre rose : octobre-rose.ligue-cancer.net

BON À SAVOIR

Des femmes s’engagent

La semaine Rose Tatoo

Lors d’Octobre rose, l’association Sœurs d’encre organise la Semaine Rose Tattoo, dédiée au tatouage post-cancer du sein. Pour cet événement, des tatoueuses formées auprès de chirurgiens et d’oncologues s’engagent à tatouer bénévolement une femme après un cancer du sein.

Rens. : www.soeursdencre.fr

Complètement femme

En Isère, des femmes se sont lancées dans la production de maillots de bain confortables conçus pour les femmes ayant subi l’ablation d’un sein. Elles ont mis au point deux prototypes : une brassière et un maillot une pièce, tous deux dessinés exprès pour un seul sein, dissymétriques et sans support pour prothèse.

Retrouvez-les sur leur page Facebook : Complètement Femme