Les tests de dépistage du Covid-19 (tests antigéniques et RT-PCR) ne sont plus systématiquement remboursés par l’Assurance maladie depuis vendredi 15 octobre.

Depuis mars 2020, 150 millions de tests ont été réalisés en France, dont plus de 6 millions par semaine au mois d’août. Avec cette adaptation de la stratégie de dépistage, le gouvernement entend continuer à encourager la vaccination. Néanmoins, certaines personnes pourront continuer à se faire rembourser pour un dépistage.

Mode d’emploi

Qui bénéficiera d’une prise en charge ?

– Les personnes présentant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination ;

– les mineurs et les élèves cas contact âgés de plus de 18 ans ;

– les personnes contact identifiées par l’Assurance maladie dans le cadre du contact-tracing ;

– les personnes concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par les agences régionales de santé (ARS) ou au sein des établissements de l’éducation nationale par exemple ;

– les personnes, vaccinées ou non, présentant une prescription médicale ;

– les personnes ayant été contaminées par le Covid-19 disposant d’un certificat de rétablissement de moins de six mois.

La logique est de rembourser les tests liés à des motifs réellement médicaux, et de continuer à inciter à se faire vacciner.

Jean Castex, Premier ministre (26 septembre 2021).

Il faudra fournir des pièces justificatives (QR code ou papier) comme :

  • un certificat de vaccination ou de contre-indication établi par l’Assurance maladie ou un certificat de rétablissement mentionnant le résultat d’un test positif de plus de 11 jours et de moins de 6 mois ;
  • une pièce d’identité pour les mineurs ou un courrier de l’éducation nationale pour les élèves cas contact qui sont majeurs ;
  • un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie ouvrant droit à une prise en charge au 1er jour et à la sortie de l’isolement. Le pharmacien pourra vérifier l’authenticité de la preuve en consultant les données de Contact-Covid ;
  • une prescription médicale délivrée par un médecin ou une sage-femme, de moins de 48 heures et non-renouvelable. En prévision d’une intervention ou une hospitalisation dans un établissement de santé, la prescription doit préciser la date de l’intervention afin que le test puisse être réalisé en amont de cette prise en charge, dans un délai compatible avec la durée de validité du test (72 heures).

A savoir

Les tests dit « de confort » pour obtenir une preuve de pass sanitaire afin d’aller au cinéma ou au restaurant seront à la charge du patient.

Prix des tests :

Les prix à régler seront identiques à ceux actuellement pris en charge par l’Assurance maladie. Ils varient en fonction du type de test, du professionnel qui les réalise, du jour et du lieu où ils sont effectués.

  • pour les tests RTPCR réalisés par des laboratoires de biologie médicale, le tarif de référence sera de 43,89 € ;
  • pour les tests antigéniques, le tarif varie de 22,02 € à 45,11 €. Un test antigénique permet d’avoir un pass sanitaire après le 15 octobre, à condition que le résultat soit négatif et qu’il soit réalisé il y a moins de 72 heures.

Les personnes non vaccinées et symptomatiques doivent passer par la case médecin traitant pour obtenir une prescription, valable 48 heures, si elles veulent une prise en charge.

Les personnes vaccinées et symptomatiques, non vaccinées et symptomatiques avec une prescription, identifiées « contact à risques », mineures symptomatiques ou pas, ou encore participant à une opération de dépistage collectif n’ont rien à débourser.

Les autotests réalisés sous la supervision du pharmacien ne seront plus reconnus comme preuve pour le pass sanitaire. Le 15 octobre sonnera aussi la fin de leur prise en charge.

A noter : « Afin de tenir compte des spécificités des territoires d’outre-mer, notamment en matière de situation sanitaire et d’offre de soins, l’application de la fin de la gratuité des tests y sera adaptée », affirme le ministère de la Santé.