L'endométriose n'est plus une maladie taboue

Une convention de partenariat est signée entre l’association Info-endométriose et le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits et des femmes, afin d’« opérer un réel changement de mentalités sur cette maladie encore trop méconnue du grand public ».

L’endométriose est une maladie gynécologique douloureuse qui touche une femme sur dix en France. Mais elle est très méconnue du grand public. Dans le cadre de la 13e Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose, qui se tient du 6 au 12 mars 2017 et pour faire sortir de l’ombre cette pathologie, le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a signé, lundi 6 mars, une convention de partenariat avec l’association Info-endométriose.

« Les règles, c’est naturel. Pas la douleur. »

Lendométriose est une maladie de l’utérus très douloureuse et mal connue. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Différents organes peuvent être touchés. Dans certains cas, elle provoque des douleurs fortes (notamment au moment des règles) et/ou une infertilité. Souffrir de façon chronique au moment des règles n’est pas normal et la douleur est parfois le symptôme de l’endométriose. La douleur peut également se manifester lors des rapports sexuels, au moment de la défécation ou de la miction. L’endométriose est une maladie complexe, c’est sans doute pour cette raison qu’elle est souvent mal ou tardivement diagnostiquée (envrion neuf ans).

Après un interrogatoire, le généraliste ou le gynécologue pourra orienter la patiente vers des examens radiologiques (échographie pelvienne, Irm) et chirurgicaux. Des traitements existent aussi. « La chirurgie, l’hormonothérapie, donner une pilule en continu ou poser un stérilet libérant des hormones permet à certaines femmes de ne plus souffrir et de vivre normalement », indique le site EndoFrance.

La plupart du temps, un suivi médical à vie est nécessaire. L’endométriose diminue et disparaît généralement après la ménopause, mais doit tout de même être surveillée surtout quand des traitements hormonaux de substitution sont mis en place à la ménopause.