2019 est l’année du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant et le 20 novembre, la Journée internationale des droits de l’enfant. En ces occasions, le gouvernement a dévoilé une partie des 22 mesures pour “en finir avec les violences faites aux enfants”.

Aujourd’hui, en France, on estime qu’un enfant meurt tous les cinq jours de la violence de ses parents, qu’un jeune est victime d’une agression sexuelle toutes les trois minutes et qu’entre 8 000 à 10 000 mineurs se prostituent (chiffres ministère de la protection de l’enfance). Des chiffres probablement en deçà de la réalité, du fait du silence et du tabou entourant ce sujet. Les violences faites aux enfants, exercées huit fois sur dix dans un cadre familial, sont le premier facteur de risque de tentative de suicide, d’addictions et de décrochage scolaire. Ce phénomène insuffisamment connu et dénoncé doit « mobiliser toute la société ».

Les mesures du gouvernement

– le durcissement des peines, portées à 5 ans, pour l’utilisation d’images pédopornographiques. Leurs auteurs seront automatiquement fichés pour leur interdire de travailler auprès d’enfants. De plus, les « acteurs de l’internet » ont six mois pour « mettre en place un contrôle parental par défaut », plutôt qu’une option volontaire comme c’est le cas actuellement.

– l’augmentation des moyens alloués au 119, numéro gratuit « Allô enfance en dange r», en 2020. Le budget va croître de 8% pour recruter cinq nouveaux écoutants, développer une plateforme numérique et se rendre accessible aux personnes sourdes et malentendantes.

– la création d’une « unité d’accueil pédiatrique » par département d’ici à la fin du quinquennat pour une prise en charge aussi bien médicale que judiciaire des mineurs victimes. Il en existe actuellement dans 58 hôpitaux.

– l’expérimentation, dans cinq régions, d’un numéro d’aide pour les personnes attirées sexuellement par les enfants.

– la labellisation par le gouvernement des associations œuvrant à la sensibilisation aux violences et au harcèlement scolaire pour faciliter leur intervention dans le cadre d’activités périscolaires.