A la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida le 1er décembre, le Conseil national du sida constate des « retards » et des « faiblesses », dans la prévention et le dépistage. Une situation qu’il juge « inacceptable ». Il faut absolument se remobiliser, le nombre de découverte de séropositivité est autour de 6 400 en France.

Le Conseil national du sida (Cns), dans son dernier rapport, note que la prévention et le dépistage pourraient être améliorés en France. « La situation actuelle est inacceptable alors que tous les outils permettant d’enrayer l’épidémie sont disponibles, qu’il s’agisse du dépistage du Vih ou des traitements dans leurs différents usages préventifs », d’après le Cns.

Prévention, dépistage : il faut se remobiliser

L’épidémie se poursuit en France au sein des homosexuels (Hsh), des femmes et hommes nés à l’étranger, en particulier, en Afrique subsaharienne, qui, pour beaucoup, se contaminent en France, note le Cns. Le nombre des découvertes de séropositivité, se situe autour de 6 400 par an. En 2016, en France, 24 000 personnes infectées ignoraient l’être. « Une remobilisation forte s’impose sur le plan national », défend le Cns.

Se faire dépister au plus vite

En cas de prise de risque, d’abandon de l’utilisation de préservatif dans une relation de couple ou encore pour un projet de grossesse, le dépistage permet de savoir si on est infecté par le Vih et éventuellement de commencer un traitement rapidement.

Le test peut se faire au moyen :

  • d’une prise de sang en s’adressant à son médecin traitant ou un médecin exerçant en cabinet libéral qui prescrit une prise de sang à réaliser dans un laboratoire (elle est remboursable à 100 % par l’Assurance maladie) ;
  • en se rendant dans un centre de dépistage anonyme et gratuit ;
  • en s’adressant à un laboratoire sans prescription médicale et donc sans remboursement de l’Assurance maladie ;
  • d’un test rapide d’orientation biologique (Trod) : un réactif détecte l’infection au Vih sur une goutte de sang prélevée au bout d’un doigt ou un prélèvement de la salive, dans un centre de protection maternelle et infantile (Pmi) ou un planning familial dans un centre de dépistage anonyme et gratuit ; dans une association de lutte contre le Sida par exemple.
  • d’un autotest Vih, dans une pharmacie (il coûte entre 18 € et 30 € selon les lieux de vente et n’est pas remboursé par l’Assurance maladie). Attention : la fiabilité de l’autotest n’est pas parfaite : il existe des faux positifs (test positif et absence de contamination) et des faux négatifs (test négatif et contamination réelle).

Sida Info Service et 0800 840 800 (appel gratuit).