Les femmes ne font pas assez d’activité physique et sportive et sont trop sédentaires. Surtout les plus jeunes d’entre elles. Telle est la conclusion de l’étude de l’association Attitude prévention qui donne des pistes pour y remédier.

Pas très sportives les Françaises. Pourtant, elles sont bien conscientes du bénéfice de l’activité physique sur leur santé. 50 % le reconnaissaient en 2016 contre 36 % en 2014. Et, si les petites filles pratiquent autant que les petits garçons, l’écart ne cesse de se creuser à l’adolescence et l’âge adulte.

Des efforts à faire

Huit Françaises sur dix font moins de 10 000 pas par jour, recommandés par l’organisation mondiale de la santé (Oms) pour garder la forme. Et, près d’une sur trois n’atteint pas les 5 000 pas quotidiens. Pourtant, jusqu’à l’âge de 11 ans, les petites filles et les petits garçons ont à peu près la même pratique sportive. Elles sont 69% à pratiquer un sport entre 6 et 11 ans. L’écart se creuse à l’adolescence où les filles rechignent à pratiquer un sport. Elles ne sont plus que 53% entre 12 et 17 ans. Puis, elles deviennent de plus en plus sédentaires à l’âge adulte.

Pourquoi ?

Pas le temps, pas l’envie, des équipements sportifs non adaptés, des journées à rallonge, les femmes évoquent de nombreuses raisons pour lesquelles elles renoncent à la pratique d’une activité physique. D’ailleurs, l’étude note que, très souvent les femmes prennent le sport à partir de 40 ans quand les enfants sont plus grands. D’où l’on reparle de la répartition des tâches entre les hommes et les femmes. En effet, ces dernières consacrent environ 3 heures et 26 minutes chaque jour, aux travaux domestiques.

Comment améliorer l’accès au sport pour les femmes ?

L’étude d’Attitude prévention donne des pistes pour que les femmes et particulièrement les plus jeunes d’entre elles, se tournent vers le sport. Comme par exemple : « la médiatisation des grands événements sportifs et le rôle des sportives de haut niveau comme modèle auprès des femmes et des jeunes filles », explique Patrick Jacquot, le président d’Attitude Prévention.

Mais aussi, le développement d’une offre de pratique loisir plus souple et adaptée aux contraintes de la vie étudiante et à l’entrée dans la vie active, ou par un environnement de la pratique de compétition plus favorable.

La féminisation des organisations sportives serait également un bon moyen de les attirer. Mais surtout, le message de prévention santé doit être véhiculé auprès des femmes.