Les urgences des hôpitaux sont en surchauffe et les services pédiatriques de réanimation ne font pas exception. Une mission est diligentée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour « résorber les tensions », en Ile-de-France. Les soignants, eux, attendent des actes concrets.

Que deviennent les enfants qui arrivent dans les services de réanimation pédiatriques franciliens, déjà surchargés ? Ils sont souvent transférés dans des hôpitaux de province, loin de leur région d’origine et de leur famille, parfois même jusqu’à plus de 200 kms de leur domicile. Pour faire face à ce problème, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé une mission pour « résorber les tensions » affectant les services pédiatriques.

Services saturés

Saturation des services pédiatriques, transferts des jeunes patients, il est temps de s’intéresser à la pédiatrie, déjà très sinistrée, surtout en Ile-de-France. Suite aux nombreuses sollicitations des soignants, la ministre de la Santé a décidé de lancer une mission, diligentée par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). La mission ? Apporter « des préconisations de court et de moyen terme pour résorber les tensions et optimiser la couverture des besoins de la population pédiatrique de la région à l’approche du pic épidémique de l’hiver, en particulier en matière de bronchiolites, précise le ministère. « Elle identifiera, le cas échéant, les moyens nécessaires pour garantir un accueil des patients pédiatriques franciliens au plus proche de chez eux ». Les conclusions sont attendues dans une quinzaine de jours.

De leur côté, les soignants attendent des actes concrets : des lits, des postes, des moyens supplémentaires. Ils feront face, d’après eux, à une véritable « crise sanitaire », si rien n’est fait rapidement