L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), publie un panorama complet du vapotage en France. Ingrédients interdits voire dangereux, profil des vapoteurs… tout y est examiné à la loupe et les résultats, à la disposition du grand public.

Les produits du tabac et du vapotage vendus en France ont fait l’objet d’un examen complet par l’Anses. Cette étude met en lumière des ingrédients interdits, et notamment certaines substances dites Cmr (cancérogène, mutagène, reprotoxique). Ces résultats peuvent être consultés par le grand public sur le site de l’Anses.

Des produits non conformes

3  000 produits du tabac (déclarés par 85 fabricants) et plus de 30  000 produits de vapotage (près de 700 fabricants) ont été scrutés par l’Anses entre mai 2019 et juin 2020. Résultat ? Des cas de « non-conformités portant sur des émissions supérieures au seuil réglementaire pour certaines cigarettes ou une concentration trop élevée en nicotine dans certains produits du vapotage », souligne l’étude.

Mais, l’analyse révèle surtout qu’en 2019-2020, 0,4 % des produits du tabac (12 produits) et 3,5 % des produits du vapotage (962 produits), contenaient encore au moins un ingrédient Cmr. Sur la même période, 0,19 % des produits du tabac (6 produits) et 0,06 % de ceux du vapotage (17 produits) étaient composés d’au moins un ingrédient interdit (vitamine, caféine, taurine).

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Beaucoup trop d’additifs

Par ailleurs, plus de 850 additifs sont référencés pour les produits du tabac. Ces additifs (qui dissimulent l’âpreté du tabac brut) sont plus ou moins nombreux selon les produits. Or, les liquides de vapotage contiennent un support de dilution (propylène-glycol et/ou glycérol-glycérine végétale), une teneur moyenne en nicotine d’environ 6 mg/ml, jusqu’à quinze substances aromatisantes (dérivés de la vanilline, du maltol, du menthol, etc.), mais aussi des sucres et édulcorants (glucose/fructose, sucralose), des acides utilisés dans les sels de nicotine et des extraits de plantes.

Les liquides sans nicotine, ne sont pas soumis à la même réglementation et donc à la même obligation de déclaration que les autres produits. Ceci laisse planer des incertitudes quant aux risques associés à leur utilisation. L’agence note également que de nombreux produits sont « fait maisons », ce qui représente un danger pour les vapoteurs eux-mêmes et leur entourage.