La mutuelle Heyme a voulu mesurer l’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale des étudiants et plus généralement leur moral au quotidien. Stress, pensées négatives et suicidaires, consommation de produits psychoactifs, peur de l’avenir, cette population toujours plus fragilisée exprime son mal être au travers de cette étude menée par OpinionWay.

Pour la grande majorité, les étudiants ont une bonne estime d’eux-mêmes : ​77% indiquent avoir une bonne image d’eux-mêmes.

Cependant, quand on leur demande quels sont les sentiments négatifs qu’ils peuvent éprouver, les enseignements qu’on en tire sont inquiétants:

  • Près de la moitié d’entre eux (4​9%)éprouvent régulièrement des phases de déprime.
  • Plus de 6 étudiants sur 10 éprouvent régulièrement un sentiment de tristesse.
  • Plus de la moitié (55%) ont régulièrement des pensées négatives ;
  • Près d’un étudiant sur 10 a régulièrement des pensées suicidaires​, dont 2% souvent.

A ces sentiments négatifs, il faut ajouter les troubles du sommeil rencontrés par les étudiants : ​plus de la moitié d’entre eux (55%) déclare rencontrer des problèmes de sommeil.

Stressés

Les études sont le principal sujet de stress​. En effet, ​les périodes d’examen (54% des étudiants) et la peur de l’échec scolaire (49% des étudiants) arrivent en tête des facteurs de stress.

Aussi, l​es problèmes financiers (43% des étudiants) sont clairement mentionnés par les étudiants qui les placent en troisième position. Les problèmes de santé sont évoqués par 21% d’entre eux.

Afin de gérer ce stress, les étudiants ont la plupart du temps recours à des pratiques positives : ils échangent avec des proches et pratiquent du sport. En revanche, ​15% des étudiants ont tout de même recours aux produits psychoactifs pour gérer le stress (drogues, anxiolytique…).

Enfin, en période de stress, on s’aperçoit que ​la consommation d’alcool et de tabac augmente​ pour près d’un étudiant sur 10.

La crise COVID-19

Au stress du quotidien s’ajoute désormais celui lié à la crise du COVID-19 : ​pour plus de 6 étudiants sur 10, elle est source de stress,pour des raisons qui tiennent au caractère inconnu des effets de la crise et les incertitudes sur leur avenir. D’autre part, alors que les commentaires généraux ont tendance à stigmatiser les jeunes pour leur manque de responsabilité face à la crise, plus de la moitié des étudiants exprime la crainte de contaminer un proche fragile (54% d’entre eux).

Quand on les questionne sur leur vision de l’avenir, ​68% des étudiants déclarent que la crise aura un impact sur leur avenir.Ils identifient des conséquences déjà mesurables dans leur vie actuelle (pour 39% des étudiants, « la crise a un impact » / pour 29% « la crise aura un impact »). Une même proportion de répondants déclare une crainte de l’avenir (64%), si elle se concentre principalement sur l’insertion professionnelle (55% « recherche d’emploi ») ; la mobilité est également un sujet incertain : 42% d’entre eux expriment la crainte de ne pas pouvoir voyager à l’étranger dans les mêmes conditions qu’auparavant et 41% évoquent des problèmes financiers.

Enfin, à ces différentes inquiétudes, s’ajoute ​le constat alarmant que plus d’un étudiant sur deux a le sentiment de passer à côté de sa vie d’étudiant (53%).

“​La crise sanitaire et économique a montré la fragilité du monde étudiant. En quelques mois seulement, la précarité de cette population est aujourd’hui manifeste et reconnue. Les conséquences sont immédiates et se portent autant sur leur mode de vie que sur leur santé. Avec un risque fort sur la santé mentale déjà identifié par HEYME mais qui devient très inquiétantes dans les circonstances actuelles​“, Pierre Faivre, Porte Parole d’HEYME.