Comme promis, le gouvernement mettra en place dès la rentrée 2018, un service sanitaire pour les étudiants en santé dans une perspective de priorité à la prévention.

Ce nouveau dispositif, selon le ministère des Solidarités et de la Santé, vise à former les futurs professionnels de la santé à la prévention. Des actions de terrain seront réalisées auprès des Français dans les structures publiques en commençant par les établissements scolaires. Ces interventions devront, à terme, réduire les inégalités sociales entre les territoires en matière d’informations sur la santé.

En pratique

Les thèmes qui seront abordés se concentreront principalement autour de l’alimentation, de l’activité physique, des addictions et de la sexualité. Les étudiants réaliseront cette formation en 6 semaines. Elle sera intégrée au cursus initial sans l’allonger et remplacera des modules déjà existants.

Cette mesure, s’inscrivant dans la démarche du gouvernement de toujours plus responsabiliser les citoyens, sera coordonnée à la fois au niveau national et régional.

Avis positif mais méfiant

Parmi les concernés, Cyrielle Garreault vice-présidente en charge de l’innovation sociale au sein de la Fédération nationale des étudiant.e.s en soins infirmiers (Fnesi), s’est exprimée sur le sujet et déclare que « si l’intérêt pédagogique est prioritaire, le service sanitaire peut être une réelle réussite ». La Fnesi souhaite donc que l’ensemble des acteurs concernés prennent conscience de l’importance de la participation des étudiants en soins infirmiers dans la mise en place du service sanitaire. Pour Mme Garreault, les jeunes étudiants doivent être placés au cœur de ce dispositif qui doit être collaboratif. 

Anastasia Chauchard