A l’appel de douze syndicats et collectifs pour défendre l’hôpital public, plusieurs milliers de soignants sont de nouveau descendus dans la rue, partout en France, mardi 16 juin, pour crier leur colère. Leurs revendications sont inlassablement les mêmes : davantage de moyens pour l’hôpital public et revalorisation des salaires.

On leur a dit « merci » on les a applaudis, place maintenant au concret. Mardi 16 juin, les soignants ont été de nouveau mobilisés dans les rues de France, pour demander au gouvernement des mesures urgentes pour l’hôpital, après avoir été au front pendant deux mois. Médecins, aides-soignants et infirmiers ont battu le pavé, à l’appel de douze syndicats et collectifs alors que le « Ségur de la Santé » s’est ouvert le 25 mai.

Des revendications qui n’ont pas changé

Revalorisation des salaires et non pas seulement une prime ou des médailles, reconnaissance des qualifications, embauche de personnel, ouverture de lits, les revendications n’ont pas changé. Tous ces dossiers sont sur la table des négociation du « Ségur de la santé », concertation qui doit concrétiser d’ici à début juillet le « plan massif d’investissement et de revalorisation », promis par Emmanuel Macron.

Plusieurs collectifs de soignants demandent une revalorisation de salaire d’au moins 300 euros.

Quant au ministre de la Santé Olivier Véran, il s’est voulu rassurant la veille de la journée de mobilisation, concernant les hausses de salaire promises, « le rendez-vous est fixé « avec les soignants, a-t-il rappelé. « D’ici à début juillet, ils auront toutes les réponses aux questions qu’ils posent et aux revendications qu’ils portent légitimement ».

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