La Haute autorité de santé (Has) publie les résultats 2018 de la « Qualité et de la sécurité des soins dans les établissements de santé français ». En ce qui concerne la sortie de l’hôpital, elle s’avère « délicate » pour le patient, d’après les résultats.

Les patients sont-ils bien informés des risques de complications en sortant de l’hôpital ? Pas vraiment, d’après une enquête de la Haute autorité de santé (Has) qui publie les résultats 2018 de la « Qualité et de la sécurité des soins dans les établissements de santé français ». Un tiers des malades « n’a reçu aucune information sur les signes ou complications devant l’amener à recontacter le médecin ».

La sortie de l’hôpital doit être améliorée

Pour le patient, la sortie de l’hôpital, est un « moment délicat », comporte des « risques importants de rupture dans la continuité des soins » et peut entraîner, si elle est mal organisée, « anxiété, aggravation de l’état de santé », voire une nouvelle hospitalisation non-programmée, précise la Has.

D’autre part, l’autorité de santé note que l’évaluation pour la sortie du patient, « n’est tracée que dans 77 % des dossiers. Seule la moitié des patients a été recontactée par l’établissement dans les jours suivants la sortie ».

Un quart des malades déclare ne pas avoir reçu d’informations sur les signes ou complications devant les conduire à recontacter l’établissement en urgence.

Dans le cas de la chirurgie ambulatoire (hospitalisation de moins de 12 heures sans hébergement de nuit), deux tiers des patients, « n’ont pas reçu de numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence ».

Enfin, la lettre de liaison, obligatoire depuis 2017, remise au patient à sa sortie et qui contient toutes les informations utiles pour son suivi (traitements ou les examens à réaliser prochainement), doit être améliorée, demande la Has, pour éviter une rupture dans le soin, voire une ré-hospitalisation.

 

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