
Comme tous les ans, la 525e Mutuelle a élaboré un programme complet d’actions de prévention en direction de ses adhérents. Au cœur de la démarche cette année : la mise en application et l’exploration du lien, désormais bien établi, qui existe entre la santé mentale et l’environnement.
Dans la continuité de ses engagements aux côtés de l’Association des Mutuelles pour la santé planétaire (*) et de son intérêt pour la santé globale (**), la 525e Mutuelle a choisi d’orienter une partie de son programme de prévention 2026 autour de la santé environnementale.
« Certains de nos adhérents les plus âgés sont aujourd’hui confrontés à une anxiété bien particulière, explique Dominique Chambas, coordinatrice du projet santé prévention de la 525e Mutuelle. Il s’agit d’une sorte de solastalgie, c’est-à-dire une nostalgie, une détresse causée par l’état actuel de notre environnement. Nos anciens ont connu une époque où l’on ne parlait pas de dérèglement climatique. Les canicules, les grandes tempêtes ou les longs épisodes pluvieux étaient exceptionnels. Ils sentent bien que ce temps-là est révolu. Aujourd’hui, on sait que la pollution est présente dans les sols, l’air et l’eau, que certaines espèces disparaissent et que la biodiversité est largement dégradée. Tout cela les inquiète. »
Gestion des émotions et du stress
A cette angoisse liée aux bouleverse-ments du monde s’ajoute aussi celle générée par la solitude, l’isolement et la perte du lien social consécutive à l’arrêt de l’activité professionnelle et à l’avancée en âge. Pour accom-pagner ces seniors au mieux, mais aussi tous ceux qui seraient intéressés, la 525e Mutuelle propose, au mois de juin, au CSE de Renault Trucks à Vénissieux, un atelier dédié à la compréhension et à la gestion des émotions et du stress, animé par une coach et au cours duquel toutes ces thématiques pourront être abordées.
Nous avons prévu une marche avec plusieurs étapes constituées d’exercices de respiration, de relaxation et de détente encadrées par une sophrologue.
Toujours dans cette démarche de santé environnementale, la mutuelle s’est intéressée aux bienfaits des espaces verts sur le bien-être psychologique. Une étude menée par des chercheurs de l’université de Washington, et publiée en janvier 2024 dans le journal Health and Place, explique que la proximité avec des espaces boisés améliore la santé mentale, en particulier chez les seniors.
« Sophro-balade »
Ce phénomène, par ailleurs déjà largement documenté, ne concerne pas que les plus âgés. Plusieurs publications internationales établissent un lien entre une baisse des dépressions chez la population générale et un environnement où la nature est présente (arbres, mers, rivières, lacs…). En effet, le simple fait d’observer un coucher de soleil ou un ciel étoilé peut contribuer à améliorer le moral.
C’est dans cette optique que la 525e Mutuelle organisera, au mois d’octobre, une « sophro-balade » dans le parc de Parilly, situé à cheval sur les communes de Bron et de Vénissieux. « Nous avons prévu une marche avec plusieurs étapes constituées d’exercices de respiration, de relaxation et de détente encadrées par une sophrologue », précise Dominique Chambas. L’occasion de venir découvrir cette discipline dans un cadre agréable, de prendre un grand bol d’air et de se reconnecter avec la nature !
Renseignements et inscriptions : dominique.chambas@solimut.fr
Tél. : 04 78 78 36 37 04.
(*) L’Association des Mutuelles pour la santé planétaire lutte pour la mise en œuvre d’une Europe 100 % agro-écologique sons pesticides d’ici à 2050.
(**) Le concept de santé globale établit que la santé humaine est interdépendante de celle de la faune et des écosystèmes.
Lionel De Almeida, président de la 525e Mutuelle, est membre d’un groupe de travail qui lui est dédié ou sein de la Fédération des Mutuelles de France (FMF).
LA SANTÉ DES FEMMES À L’HONNEUR
« Cette thématique fait évidemment partie de nos axes prioritaires de prévention », précise Dominique Chambas, coordinatrice du projet santé prévention de la 525e Mutuelle. Des ateliers sont notamment prévus cette année autour des maladies cardio-vasculaires, dont le nombre de cas chez les femmes augmente régulièrement.
Il s’agira d’informer les participants à propos des facteurs de risque, des périodes où les femmes sont les plus vulnérables, de la façon dont on repère les signes d’alerte, et des solutions à mettre en place pour se protéger. l’importance des campagnes de dépistage, en particulier celle contre le cancer du sein en octobre, ou celle contre le cancer du côlon en mars, sera également rappelée.
« Certaines femmes âgées ne se font plus dépister pensant que ce n’est plus nécessaire, alors qu’elles sont toujours concernées par le risque de développer la maladie! D’où l’importance de leur répéter qu’au-delà de la limite d’âge des dépistages organisés et encadrés par la caisse primaire d’assurance maladie, fixée à 74 ans, il convient de consulter son médecin traitant qui prend le relais », souligne Dominique Chambas.
Aliisa Waltari




























