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Santé

La lumière, l'anti-blues de l'hiver

Contre le « blues de l’hiver », la luminothérapie qui permettrait de réduire les troubles dépressifs, selon une étude.

Une étude réalisée sur 122 patients dépressifs âgés de 19 à 60 ans et parue dans la revue Jama Psychiatry révèle que la luminothérapie, associée aux médicaments, permettrait de réduire de façon significative les troubles dépressifs.

L'association entre médicament et luminothérapie a même permis la rémission, c’est-à-dire la disparition des symptômes, pour 59 % des patients testés (contre près de 44 % pour la seule luminothérapie et moins de 20 % pour le seul médicament).

Qu'est-ce que la luminothérapie ?

La luminothérapie consiste à s’exposer tous les jours, de préférence le matin, pendant
au moins une demi-heure à une source de lumière blanche artificielle, d’une puissance de 10 000 lux, correspondant à la lumière plein soleil en extérieur, mais sans Uva ni Uvb. Contraignant ? Pas tant que ça, car on peut le faire en prenant son petit déjeuner, ou en lisant le journal…

Lors de l’exposition à cette lumière, la rétine, via les neurotransmetteurs, inhibe la mélatonine, une hormone normalement sécrétée le soir avant de s’endormir et que nous produisons davantage en hiver lorsque la luminosité baisse. L’exposition prolongée et quotidienne à la lumière de la lampe aide à faire le plein d’énergie, à chasser le stress.
Elle est efficace pour traiter la dépression saisonnière, mais pourrait aussi la prévenir, si la cure de lumière est pratiquée dès le début de l’automne.

Attention toutefois, en cas de maladie de l’oeil (dégénérescence maculaire liée à l’âge, glaucome, conjonctivite…), il est recommandé de prendre conseil auprès de son médecin traitant.

La luminothérapie à l'hôpital

La luminothérapie est aussi recommandée pour les personnes souffrant de troubles du sommeil, de jet-lag (syndrome du décalage horaire), ou encore à celles travaillant la nuit. Elle est utilisée aussi par les médecins, dans les cas de démence chez les personnes âgées ou en psychiatrie.
Elle se pratique alors en hôpital ou dans des centres spécialisés. Si vous n’observez aucune amélioration de votre état au bout de quelques semaines de cure chez vous, mieux vaut consulter votre généraliste. Un coup de blues qui dure peut parfois masquer un problème plus sérieux.

Quel lampe choisir ?

• La lampe doit comporter la norme CE médical 93/42/CEE qui vous garantit notamment qu’elle répond aux exigences de sécurité et d’information du consommateur.
• Assurez-vous qu’elle n’émet pas d’UV nocifs pour la peau.
• Choisissez une lampe de 10 000 lux. A noter : plus vous vous
tenez éloigné de l’appareil, moins vous recevez de lumière. Certains fabricants sérieux signalent donc que l’on reçoit 10 000 lux à 30 centimètres et seulement 5 000 lux à 45 centimètres.
• Prix : entre 85 et 300 euros, selon la taille et la forme de l’appareil.

 

 

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