La Journée mondiale du refus de la misère, célébrée le 17 octobre, permet au grand public d’entendre la parole des personnes en situation de précarité et de pauvreté et, surtout , de s’engager à leur côté pour combattre la misère.

La Journée mondiale du refus de la misère a été créée en 1987 suite à l’appel du père Joseph Wresinski. L’objectif était de « rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l’ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l’humanité à s’unir pour faire respecter les droits de l’homme ». Depuis, chaque 17 octobre, tous ceux qui combattent la misère et l’exclusion se rassemblent dans le monde afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement.

Combattre la misère

Cette journée est aussi l’occasion pour toutes les associations d’aide aux plus démunis de lancer un cri d’alarme. La santé est un des sujets qui les préoccupent le plus. Une personne sur quatre en France est obligée aujourd’hui de renoncer ou de retarder ses soins de santé pour des raisons financières. Les permanences du Secours populaire et de Médecins du monde connaissent bien cette réalité. Pour Médecins du monde, les chiffres concernant le refus de soins sont éloquents, particulièrement pour les étrangers. En 2014, l’Ong a effectué 40 790 consultations médicales dans ses centres d’accueil spécialisés. Parmi tous ces patients, 95 % d’entre eux étaient étrangers.
Face à une population toujours plus fragilisée, Médecins du Monde se mobilise pour renforcer la lutte contre toutes les précarités et pour l’accès aux soins de tous.

D’après l’Ong, le projet de loi de santé en examen actuellement est jugé insuffisant pour les plus précaires, malgré quelques bonnes réformes, comme la généralisation du tiers payant ou l’expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque.
Mais, dans le domaine de la prévention, le texte ne prévoit rien sur les dispositifs pour aller à la rencontre des populations les plus déshéritées, dont l’efficacité est pourtant démontrée.