Les collectifs et syndicats hospitaliers se sont mobilisés une nouvelle fois, vendredi 14 février. Personnels, médecins et internes sont descendus dans la rue le jour de la St Valentin, pour « déclarer leur flamme à l’hôpital public ».

Le but était de réaffirmer au gouvernement que le mouvement n’est pas mort et que l’hôpital public risque de s’effondrer, si rien n’est fait.

« déclarer sa flamme à l’hôpital public »

Vendredi 14 février, jour de la Saint Valentin, les blouses blanches ont battu le pavé, de manière « festive », avec « Chacun une fleur blanche », pour réaffirmer leur amour de l’hôpital public, à l’initiative des collectifs inter-urgences (Ciu) et inter-hôpitaux (Cih). À Paris, mais aussi partout en France. Ils espèrent un « sursaut politique ». La grande mobilisation contre la réforme des retraites, n’a pas empêché les hospitaliers de continuer la lutte.

Ils réclament « une revalorisation significative des salaires » et 600 millions d’euros supplémentaires dès cette année « pour stopper la fuite des personnels ».

Un mouvement qui fera date

Démarré dans quelques services d’urgences parisiens en mars 2919, le mouvement social hospitalier, soignants, personnel hospitalier, internes compris, est une lame de fond qui s’est propage à l’hôpital tout entier, devant l’incompréhension du gouvernement. Et malgré le plan d’urgence, d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

750 médecins-chefs ont démissionné de leurs fonctions administratives et d’encadrement partout en France. Malgré trois plans gouvernementaux (juin, septembre et surtout novembre) et près de deux milliards d’euros débloqués, « rien n’est résolu, ni à moyen ni à long terme », a précisé le Dr Anne Gervais, du collectif inter-hôpitaux.

A lire :