L’affaire Vincent Lambert, cet ancien infirmier plongé dans un état végétatif après son accident en 2008, remet sur le devant de la scène la directive anticipée, document par lequel vous déterminez votre volonté relative aux soins médicaux que vous seriez amené à recevoir, à la fin de votre vie.

Réfléchir à notre propre finitude, en parler à notre entourage n’est pas chose aisée, pourtant la mort fait partie de nos vies. Pour nous faciliter la tâche et celle de nos proches, on peut déjà choisir de rédiger sa directive anticipée. L’objectif est d’exprimer votre volonté sur les décisions médicales relatives à la fin de vie et concernant les conditions de la poursuite, de la limitation, de l’arrêt ou du refus de traitements ou d’actes médicaux dans le cas où vous ne seriez plus capables de vous exprimer.

La directive anticipée en pratique

Le 3 août 2016, un décret [fn]Décret n° 2016-1067 relatif aux directives anticipées prévues par la loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. [/fn] est venu en préciser les modalités. Ce document doit être écrit, daté et signé par l’auteur majeur (ou sous tutelle, à condition d’obtenir l’autorisation du juge ou du conseil de famille), dûment identifié par l’indication de ses nom, prénom, date et lieu de naissance.

Si vous ou l’un de vos proches êtes en état d’exprimer votre volonté mais pas en mesure d’écrire et de signer, il est possible de demander à deux témoins, incluant une personne de confiance désignée, d’attester que le document est bien l’expression de votre volonté libre et éclairée ou de celle de votre proche.

Outre les informations relatives à l’auteur, la directive anticipée doit contenir les éléments d’identification de la personne de confiance. Le document peut être, à tout moment, révisé ou révoqué. En présence de plusieurs écrits répondant aux conditions de validité, c’est le plus récent qui est retenu. Ces directives doivent être conservées de manière à être facilement accessibles pour le médecin. Elles peuvent être stockées par un médecin de ville, qu’il s’agisse ou non de votre médecin traitant, ou encore dans votre dossier médical.

Pour en savoir plus : l’Association pour le droit de mourir dans la dignité.