Le gouvernement a décidé de suivre la recommandation de la Haute autorité de santé et de dérembourser l’homéopathie. Cela se fera progressivement. En 2020, le taux de remboursement passera à 15% contre 30% aujourd’hui. Puis, en 2021, il sera à 0%. Au 1er janvier 2021, ces médicaments prisés par de nombreux Français seront complètement déremboursés.

1% des dépenses de médicaments de l’Assurance-Maladie

L’homéopathie représentait un marché de 620 millions d’euros en 2017. Et l’Assurance-Maladie a remboursé 128,5 millions d’euros de médicaments homéopathiques en 2016. La mesure de déremboursement se traduira donc mécaniquement par une baisse des dépenses sur ce segment, qui représente moins de 1% des dépenses de médicaments de l’Assurance-Maladie. Les détracteurs estiment cependant que les Français adeptes des granules se reporteront sur d’autres alternatives médicamenteuses, remboursées elles.  

Augmentation des prix ?

Autre conséquence attendue de la décision de l’exécutif : les médicaments homéopathiques qui seront toujours commercialisés, devraient connaître une augmentation de leur tarif. Les médicaments remboursés entièrement ou partiellement bénéficient en effet d’un TVA à 2,10%. Une fois qu’ils ne seront pas remboursés, leur taux de TVA sera de 10%. 

De plus, quand les médicaments ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, leur prix est libre. Les laboratoires pourraient augmenter leur prix pour compenser la baisse de volume attendue après le déremboursement. Après la vague de déremboursement de 2011, la Direction de la recherche, de l’évaluation et des statistiques (Dress) a analysé l’impact sur les tarifs des médicaments concernés. 54% d’entre eux ont connu des hausses de prix, de 39% en moyenne.