La Haute Autorité de santé (Has) recommande de nouvelles modalités pour le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Deux cas de figure sont distingués : pour les femmes entre 25 et 30 ans et pour celles de 30 à 65 ans.

Un arrêté paru au Journal officiel du 15 août 2020 fixe de nouvelles dispositions pour le programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Sur recommandations de la Haute Autorité de santé, on distingue deux cas de figure chez les femmes asymptomatiques :

entre 25 et 30 ans, la réalisation d’un examen cytologique reste la règle, avec deux frottis à 1 an d’intervalle puis à 3 ans si le résultat des deux premiers examens est normal ;

à partir de 30 ans et jusqu’à 65 ans, c’est le test de biologie médicale Hpv-HR (recherche de papillomavirus humains à haut risque) qui est privilégié, 3 ans après le dernier examen cytologique normal. Ce test est à répéter tous les 5 ans en cas de résultat négatif.

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Les femmes enceintes, ménopausées ou vaccinées contre les infections Hpv sont incluses dans la population cible du dépistage organisé. Celles qui présentent des signes cliniques comme des saignements, pertes malodorantes anormales…, ou qui ont eu un traitement pour une lésion précancéreuse ou cancéreuse du cancer du col de l’utérus en sont exclues et font l’objet d’une surveillance spécifique.