La Conférence des doyens de médecin tire la sonnette d’alarme sur un phénomène qui prend de l’ampleur.


La conférence des Doyens de médecine s’indigne d’une situation qui prend de l’ampleur depuis quelques mois au cœur des facultés de médecine. Elle constate qu’il y a de plus en plus d’actes racistes et antisémites perpétrés à l’encontre des enseignants, des autorités et des étudiants de confession juive et/ou d’origine étrangère. Depuis plusieurs semaines, les faits se multiplient : inscriptions antisémites visant le doyen par intérim de la faculté de médecine de Créteil, harcèlement subi par une étudiante juive à la faculté de médecine de l’Université de Paris 13… Ces actes d’intolérance sont le plus souvent commis par des membres de la communauté universitaire, ce qui rend ce phénomène particulièrement scandaleux et inadmissible.

Cette situation n’est pas nouvelle, des faits identiques s’étant déjà déroulés en 2013 et 2014. Mais la recrudescence récente de ces comportements inquiète la Conférence des Doyens et son président Jean Sibilia. « Ces comportements sont inexcusables et encore plus au sein d’institutions qui ont des vocations humanitaires et sanitaires. Quelle que soit la forme que revêtent ces actes (humour, etc…), ils ne peuvent pas être tolérés ni par les équipes enseignantes et d’encadrement ni par les étudiants qui en sont témoins ou acteurs… ». La Conférence des Doyens appelle le corps enseignant à redoubler de vigilance et à dénoncer au plus vite tout comportement répréhensible. Elle appelle aussi les étudiants à prendre leur responsabilité citoyenne et à informer les autorités compétentes lorsqu’ils assistent à des agissements antisémites et racistes.
“Cette démarche permettra en conséquence de saisir les sections disciplinaires de nos universités” insiste le Président. .
La Conférence des Doyens promet d’agir en conséquence, à l’instant même où elle sera saisie d’un comportement considéré comme raciste ou antisémite au sein de ses universités. Elle veut que cela serve d’exemple et endigue cette situation et “que nos lieux d’enseignement restent des espaces de savoirs, de liberté et d’égalité” réaffirme Jean Sibilia.