Au cœur du projet mutualiste, la solidarité porte le principe d’égalité républicaine dans la santé. Une position que tiennent les mutuelles malgré une taxation lourde et injuste et les désengagements de l’Etat.

Voilà maintenant des années que nous assistons à un désengagement de la puissance publique en matière de santé. Celle-ci attend que les organismes complémentaires solidaires suppléent à ses obligations financières.

C’est un comble ! Un comble pour les mutuelles du groupe Solimut qui, depuis toujours, luttent pour une prise en charge solidaire et égalitaire de la santé.
Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif. Les cotisations sont calculées en fonction de leurs prestations réelles. Depuis sa création, le projet mutualiste n’a pas dévié de sa ligne fondatrice : porter le droit à la santé pour tous. Et ce, en mettant, ensemble, de l’argent en commun, vos cotisations, pour faire face, ensemble, à ce risque universel et aléatoire auquel chacun est confronté : la maladie.
C’est un mouvement juste, un mouvement social, un mouvement solidaire…
Or, depuis plusieurs années, il est confronté à un considérable transfert de charges de la Sécurité sociale. Dernièrement, le forfait hospitalier journalier est passé de 18 à 20 € ; le forfait pour soins coûteux – les soins médicaux les plus lourds pour les maladies les plus graves – est passé de 18 à 24 €.

Les mutuelles prennent en charge ces dépenses supplémentaires, qui, sans elles, devraient être payées par les patients. Comment pourraient-elles le faire, comment pourraient-elles maintenir leurs prestations, sans augmenter les cotisations ?
Et outre, ces transferts de charges, les gouvernements successifs ont taxé les mutuelles.

En moins de dix ans, cet impôt indirect sur la santé a augmenté de… 700 % ! Une toute dernière mesure de l’actuel gouvernement porte ces taxes à 14 %… soit l’équivalent de deux mois de cotisations. Là encore, difficile de ne pas répercuter ces augmentations sur les cotisations, même si toutes nos mutuelles s’efforcent d’alléger autant que possible l’impact de ces mesures injustes : la santé est plus taxée qu’un hamburger dans un fast-food.

La santé doit être une priorité. Taxer les mutuelles, c’est taxer les mutualistes, c’est taxer les citoyens. C’est pourquoi nous demandons fermement aujourd’hui au gouvernement de supprimer toutes les taxes qui pèsent sur les mutuelles. Et donc sur chaque citoyen… pour plus de justice sociale. 

Carole Hazé, Vice-présidente du groupe Solimut