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Les associations réclament « un état d'urgence social »

« La question sociale et la lutte contre l’exclusion sont sorties des priorités gouvernementales, alors que le taux de pauvreté augmente dans la population », regrette la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale.

S'attaquer à la question sociale et à la lutte contre l'exclusion, tels sont les objectifs de 34 associations (dont Atd Quart monde, la Croix-Rouge française, Médecins du monde ou encore le Secours catholique), qui  exigent « un état d’urgence social » en 2016.

« Nous demandons au président de la République de décréter l’état d’urgence sociale, parallèlement aux mesures de sécurité dictées au moment des attentats», a affirmé Florent Guéguen, le directeur de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui regroupe 870 structures.

Le taux de pauvreté augmente dans la population. « 9 millions de pauvres, 3,8 millions de mal-logés ne font pas l’objet d’une attention » des autorités, qui devraient à l’inverse « se mettre une pression permanente » pour leur « trouver des solutions », a estimé Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre.

Des mesures concrètes

Il faut des mesures concrètes, et rapidement, comme accorder le revenu de solidarité active (Rsa) aux moins de 25 ans, très touchés par le chômage et chez qui le taux de pauvreté est près de deux fois supérieur au reste de la population.

Elles demandent aussi la revalorisation des aides personnalisées au logement (Apl) pour les jeunes, l’élargissement de la garantie jeunes (qui offre aux 18-25 ans en situation de grande précarité un accompagnement renforcé vers l’emploi et une allocation mensuelle), ainsi que la construction de davantage de logements, et notamment de logements sociaux.

 

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