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Aidants

1 aidant sur 5 consacre plus de 40 heures par semaine à son proche

En 2014, la France comptait 4,3 millions d'aidants familiaux pour près de 8,4 millions de personnes âgées de 70 ans et plus. Ces aidants assistent, à domicile, leur proche en perte d'autonomie, parfois sans aucune aide extérieure. Une situation délicate qui implique des contraintes multiples pour l'aidant, dont l'âge moyen est de 59 ans.

Début 2016, la loi d'adaptation de la société au vieillissement devrait entrer en vigueur. Cette loi est très attendue par les aidants, puisqu’elle leur dédie certaines mesures inédites. L'association Cap Retraite a voulu en savoir davantage en les interrogeant directement. Les résultats apportent un éclairage nouveau sur leur situation : alors que 77 % des aidants consacrent plus de 5 heures par semaine à la personne âgée, ils se sentent majoritairement isolés au quotidien (64 %) et désireraient un accompagnement plus développé, notamment au niveau financier, puisque 76 % souhaiteraient bénéficier de plus d'aides financières de l'Etat.

Qui sont les aidants ?

L’aidant familial est une personne non professionnelle qui apporte son soutien à un proche âgé en perte d’autonomie et effectue pour lui des tâches de la vie quotidienne telles que les soins de base, les courses, la cuisine, le ménage ou les activités d’ordre social et administratif. L’aidant est, dans une large majorité des cas, l’enfant de la personne aidée (64 %). 55 % des aidants familiaux sont eux-mêmes retraités, et 34 % en activité professionnelle. Le rôle d’aidant est une mission engageante. En effet, 77 % des aidants consacrent plus de 5 heures par semaine à la personne âgée et 22 % plus de 40 heures.

Des situations conflictuelles

Sur le plan financier, plus de la moitié des aidants (54 %) participent à la prise en charge  de la dépendance de leur proche. Dans 37 % des situations familiales observées, la prise en charge de la personne âgée a engendré des conflits entre l’aidant et son entourage. L’enquête montre également un défaut important d’informations auprès de ces aidants, puisque 63 % ne connaissent ni les solutions de répit mises en place à leur intention  (accueil de jour, hébergement temporaire en maison de retraite…), ni les structures de soutien qui leur sont dédiées (associations, Clic, Ccas, groupes de parole…).

A l'aide

Plus de 3 aidants sur 4 désireraient plus d’aides financières de l’Etat pour faire face aux coûts de la prise en charge à domicile ou aux tarifs des maisons de retraite. Ils souhaiteraient également être accompagnés aussi bien sur leurs droits (aides financières existantes, démarches administratives) que sur l’aspect pratique, psychologique ou par des informations santé. 

 

Des pistes d'avenir ?

L'association Cap Retraite livre ses préconisations et ses pistes de réflexion pour améliorer la situation :

• La reconnaissance d’un statut juridique d’aidant, avec des avantages financiers et fiscaux clairement établis, ainsi que des congés payés prévus par le droit du travail, pour les aidants encore en activité.

• La rémunération de l’aidant familial, à hauteur des efforts déployés.

• La mise en place de formations qualifiantes sur la prise en charge des personnes âgées.

 

 

 

 

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